Histoire de l'église Catholique

CEC, Bible, Les pères de l'Eglise. De Constantin, la religion de la chrétienté Catholique devint la religion officielle de l'État romain.
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Dans la perspective du Nouveau Testament, les écritures attestent que l'Église fondée par Jésus-Christ a été préparée et préfigurée dans le peuple d'Israël. De ce fait, les nombreuses images bibliques qui décrivent la relation de Dieu à son peuple dans l'Ancien Testament seront utilisées pour décrire l'Église comme nouvel Israël.
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medico
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Message par medico » lun. mai 29, 2006 9:33 am

merci a notre historien :wink:
(Isaïe 30:15) Votre force résidera en ceci : dans le fait de rester calmes et [aussi] dans la confiance .
AM


http://www.watchtower.org/languages/francais/bible/

Rene
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Histoire de la religion Catholique 39...

Message par Rene » lun. mai 29, 2006 5:20 pm

Cependant pour l'emporter définitivement, ne fallait-il pas gagner les occidentaux, et surtout l'évêque de Rome.

Le pape fut amené à Sirmium. Il semble bien qu'il se rallia à la condamnation de ceux qui se servaient du consubstantiel pour introduire le Sabellianisme ; par contre, de Basile et de son groupe, il réclama, come gage, l'anathème contre ceux qui disent que le Fils n'est pas semblable au Père quant à la substance et en tout.

A peu près au même moment, Hilaire de Poitiers, patronait une attitude analogue et par cette tactique on espérait rallier toutes les bonnes volontés.

Excès d'optimiste à coup sûr. De ce qu'un homoosien comme Hilaire soit d'accord avec un homéousien comme Basile d'Ancyre pour condamner l'anoméisme, il ne s'ensuit pas que l'anoméisme soit tout l'arianisme, et que les homéousiens ne soient pas un peu ariens.

Il n'eût donc pas fallu sacrifier l'homoosious, seul terme assez précis pour enlever tout échappatoire à l'hérésie.

L'accueil enthousiaste que fit paraître à son retour la population romaine prouve qu'il n'a pas failli.
Ajoutons que sa conduite répond de son orthodoxie.

Rene
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Histoire de la religion Catholique 39...

Message par Rene » ven. juin 02, 2006 12:02 pm

LES DÉFENSEURS DE L'ORTHODOXIE

Durant cette période de crise, le catholicisme trouva des défenseurs en Orient, saint Athanase ; en Occident, saint Hilaire de Poitiers, Lucifer de Cagliari.

Forcé de s'exiler au désert en 357, Athanase ne resta pas inactif ; les quatre ans qu'il passa dans la solitude marquent le point saillant de son apostolat doctrinal ; à cette époque se rattachent ses grandes oeuvres polémiques : L'Ad Constantium, le De Fuga sua et l'Historia Arianorum composée pour les moines.

Adressée à l'empereur, en réalité destinée à toute la chrétienté l'Apologia ad Constantium est un plaidoyer hardi ou Athanase multiplie les affirmations de son loyalisme, et ou il stigmatise les procédés des Ariens d'Alexandrie qui sont allés jusqu'à faire fouetter dans les heretaria les vierges consacrées.

Dans l'Apologia de fuga sua, Athanase réfute un nouveau reproche. Écrits au plus fort de la lutte (357-358), ces écrits nous font connaître la qualité des agents de l'arianisme, et leurs procédés.

L'Historia Arianorum est la pièce maîtresse de cette littérature de protestation ; Athanase ne craint plus de s'en prendre à l'empereur Constance lui-même qu'il appelle l'Antéchrist.

C'est durant son exil de 357 qu'Athanase fit paraître son ouvrage capital : Orationes I-III contra Arianos

Dans cet ouvrage, il y défend la définition de Nicée contre les Ariens ; le premier et le deuxième discours répondent aux objections ; dans le troisième, Athanase montre comment le Fils et le Père sont un, non pas moralement, mais physiquement ; il y établit aussi la distinction fondamentale existant entre l'humanité et la divinité du Christ ; distinction qui réfute les objections ariennes. Non seulement le fond de l'arianisme, mais le principe des erreurs christologiques du V siècle se trouvent là réfutés.

Il faut rattacher à cette oeuvre les quatres lettres à Sérapion sur le Saint-Esprit.

Toujours à la même époque, vers 359, Athanase composait le De synodis, traité qu'il aurait pu intituler :'' Des variations de l'Église arienne'' ou il reproduit les multiples professions ariennes, y opposant la foi indéfectible de Nicée.

Tandis qu'Arius basait sa théorie du Logos sur une conception erronnée de la création, Athanase part de l'idée de rédemption. Celle-ci n'est, raisonne-t'il, que notre élévation à la filiation divine ; or une telle élévation ne semble possible que si le Verbe est réellement Dieu.

:''Si le verbe dit-il, était lui aussi par participation, il ne pourrait pas diviniser les autres puisque lui-même serait divinisé''

Athanase appuie ces assertions sur le procédé scripturaire ; il oppose à la philosophie arienne les témoignages de l'Écriture en faveur de la consubstantialité.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint_Athanase

Rene
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Histoire de la religion Catholique 39...

Message par Rene » mar. juin 06, 2006 2:49 pm

LES DÉFENSEURS DE L'ORTHODOXIE suite

À la même époque, paraît saint Hilaire.

Né à Poitiers, converti très jeune par la lecture de la Bible, il possède comme Athanase les qualités de l'homme d'action. Cependant ses procédés sont différents ; connaissant la sophistique arienne, il veut la réfuter sur son propre terrain ; aussi pénètre-t'il plus avant qu'Athanase dans les questions dogmatiques.

Relégué par Constance en Phrygie, il en profita pour composer ses deux oeuvres principales : Le De Trinitate et le De synodis.

Le De Trinitate en 12 livres est un traité de la divinité du Fils ; peut-être la théologie nicéenne n'a t'elle rien donné de plus profond.

Dans le De Synodis, Hilaire se propose lui aussi, de renseigner l'épiscopat occidental sur les vicissitudes des synodes et formulaires ariens ; puis dans une seconde partie, il essaie de ramener à l'orthodoxie le parti

Lorsque s'établit la suprématie homéenne, il ne craignit pas de protester dans plusieurs requêtes à l'empereur (360)

Son Placet ad Constantium lui valut seulement, au titre de perturbateur de l'Orient, son renvoi en Gaule. Il y organisa la défense contre l'arianisme, qui fut condamné dans plusieurs conciles provinciaux, entre autres celui de Paris (361)

Il voulut ensuite, de concert avec Eusèbe de Berceil, épurer l'Italie ; il eut, à Milan, une conférence contradictoire avec l'évêque semi-arien Auxence, qui le chassa de son territoire.

Il termina sa vie à Poitiers, aprés avoir écrit un Tractatus super psalmos et un Liber mysteriorum, explication des figures messianiques de l'Ancien Testament.


http://fr.wikipedia.org/wiki/Hilaire_de_Poitiers

Rene
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Histoire de la religion Catholique 39 fin

Message par Rene » mer. juin 14, 2006 8:55 am

Parmi les adversaires occidentaux de l'arianisme, citons l'Africain Marius Victorinus, paien converti qui écrivit un traité de la Génération du Verbe, quatre livres contre Arius (359), et l'opuscule De homoousio recipiendo (360)

Victorin a formé à l'usage de l'Occident latin, une nouvelle langue philosophique qui devait être d'un grand secours pour les logiciens et les métaphysiciens du moyen-âge.

Ainsi défendue, l'orthodoxie résistait.

Au contraire, le parti homéen ne gardait quelque cohésion que par l'influence de l'empereur.

Constance mort, on le vit se scinder nettement ; d'une part, les anoméens groupés autour d'Aetius, d'autre part, les ariens mitigés sous les ordres d'Eudoxe, évêque de Constantinople.

Rene
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Histoire de la religion Catholique 40

Message par Rene » mar. juin 20, 2006 7:35 am

Le nouvel empereur, Justin l'Apostat, rapella les évêques exilés.

Anathase et Eusèbe de Verceil réunirent , en 362, un synode d'Alexandrie qui décida le retour à l'orthodoxie.

Bientôt, d'autres conciles pacificateurs se tinrent un peu partout ; en Gaule, en Espagne, en Grèce.

L'Occident presque entier répudia l'arianisme; en Orient, d'anciens homoiousiens adhéraient à la foi de Nicée, entre autres saint Cyrille de Jérusalem.

L'arianisme, était dès lors frappé à mort ; l'habilité des grands Cappadociens acheva sa ruine.

Constance n'avait pas oublié le paganisme. La législation du temps semble indiquer la supression du culte des dieux ; une loi de 341 dit :'' Que la supertition cesse, que la folie des sacrifices soit abolie'', une autre de 351 ordonne la fermeture des temples.

Mais cette politique de Constance, si contraire à l'Édit de Milan, n'entama pas le paganisme là ou il se sentait fort, précipita sa chute là seulement ou il tombait de lui-même, sema dans les âmes paiennes des germes de colère qui écloreront sous Julien, et ainsi, dans l'ensemble, retarda plus qu'elle n'avança la ruine inévitable de l'ancien culte.

misty38
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Message par misty38 » mar. juin 20, 2006 10:09 am

error

Rene
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Tolliac

Message par Rene » mer. juin 21, 2006 7:37 am

Sur ce forum, je ne fais pas de dialectique, si vous voulez discuter d'histoire, je serai heureux d'intervenir !

Le message de "dialectique" en question a été supprimé; l'utilisateur a été averti - LdL

Rene
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Histoire de la religion Catholique 40 ...

Message par Rene » sam. juin 24, 2006 4:17 pm

C'est l'éducation reçue de ses professeurs qui fit tomber le nouvel empereur Julien dans le paganisme.

Tandis qu'Eusèbe de Nicodémie était chargé de son éducation religieuse, son précepteur Mardonius travaillait à en faire un helléniste, les doctrines néoplatoniciennes enseignées dans les universités qu'il fréquenta ensuite, complétèrent son éducation.

À peine arrivé au pouvoir, Julien s'appliqua à remettre en honneur le culte des dieux .

Il veut réorganiser le clergé paien et le former exemplaire. Voici qu'il institue une hiérarchie : le grand prêtre de chaque province fait figure de métropolitain sous la haute direction d'une sorte de souverin pontife qui n'est autre que lui-même.

IL se propose d'établir des écoles de théologie paiennes, d'instituer une liturgie paienne, avec tout un système pénitentiel.

Julien s'applique à copier l'âme du christianisme en suscitant une charité paienne qui contruirait des hôpitaux, et viendrait au secours des pauvres.

Malheureusement Julien faisait appel à une vertu et à un dévouement illusoires car certains des nouveaux prêtres et aruspices du paganisme étaient des échappés de la prison et du bagne qui devinrent entourés des plus grands honneurs.

Julien esseya de susciter des apostasies en promettant charges et honneurs aux renégats, il esseya de convertir par des discussions les chrétiens de marque.

Parmi les réfractaires à ces habilités on remarquait trois officiers : Jovien, Valentinien et Valens, les futurs empereur.

D'autre part, Julien inaugurait une politique d'intolérance légale :rétablissement du paganisme dans sa place de religion officielle, obligation pour tous les magistrats de sacrifier aux dieux, supression de l'exemption des charges municipales en faveur du clergé chrétien, confiscation des richesses d'église pour idemniser le clergé paien frappé sous les règnes précédents.

Il publia un édit interdisant aux maîtres chrétiens de professer la littérature paiennes ; son but était de faire retomber les chrétiens dans les rangs des illétrés et des barbares.

Julien essais de faire recontruire le Temple de Jérusalem, mais un feu souterrain empêche tout travail de se poursuivre.

Julien fait aussi rentrer les exilés, ariens et anti-ariens, afin qu'ils s'entre-déchirent ; cet espoir déçu, il protège l'anoméen Aetius et bannit saint Athanase.

IL encourage le mouvement paien populaire par sa nonchalence à en réprimer les abus ; parfois, il persécute lui-même mais sous un prétexte légal ; ainsi des soldats chrétiens furent-ils martyrisés sous l'inculpation de rébellion.

Sans doute y eut-il des apostasies, mais les résistances furent nombreuses ; Julien périt cependant au cours d'une expédition contre les Perses.

Élu à la hâte, au milieu des désastres de la retraite de Perse, Jovian n'eut qu'un mot à dire pour que les soldats revinrent au christianisme.

De tous côtés, les apostats demandèrent à faire pénitence.

Un édit rétablit simplement la liberté religieuses. Cela suffit pour remettre les choses dans l'état ou les avait placées Constantin, le paganisme cessant d'être la religion officielle, mais demeurait une religion permise, le christianisme redevenant la religion de l'empereur, de la majorité de ses sujets et s'acheminait à être celle de l'État.


http://fr.wikipedia.org/wiki/Empereur_Julien

Rene
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Histoire de la religion Catholique 40 ...

Message par Rene » mar. juin 27, 2006 4:15 pm

Après la mort de Julien le péril arien reparaît. A l'empereur Jovien succéda bientôt Valentinien, également orthodoxe ; mais il s'adjoignit, pour l'Orient, son frère Valens, qui renouvela la politique de Constance.

En 365, Valens ordonne un édit général de bannissement contre les évêques jadis exilés ; frappant à la fois catholiques et ariens. il atteignit les titulaires des principaux sièges ; à Alexandrie, Athanase ; à Antioche, Mélèce ; à Constantinople, Evagrius.

Une génération d'écrivains s'est levée qui se propose avant tout d'opérer la conciliation ; ce sont les Cappadociens, saint Basile, saint Grégoire de Nazianze, saint Grégoire de Nysse.

Il y a deux façons de présenter le dogme trinitaire, selon que l'on met au premier plan l'unité de substance ou la trinité des personnes.

C'est la seconde position que prenaient les Cappadociens. Avec saint Basile, ils disaient:'' il y a un Père, un Fils et un Saint-Esprit, lesquels ont la même substance ; tandis que les Nicéens, influencés par les Pères latins, avaient dit :'' il n'y a pas de substance divine concrète du Père, du Fils et du Saint-Esprit.

Simple différence de point de vue commandée par les circonstances ; à Nicée il fallait se poser en adversaire d'Arius, donner une formule nettement anti-subordinatienne, et donc insister sur l'unité de substance, maintenant, au contraire, si l'on voulait ramener les hétérodoxes, il fallait déjouer les soupçons de sabellianisme, et donc poser d'abord la trinité des personnes, en laissant l'unité de nature au second plan. Une telle position reste parfaitement orthodoxe.

En même temps, les Cappadociens trouvaient une terminologie appropriée.

À propos de l'homoousios, l'une des raisons de mésentente venait de l'imprécision du terme nature, que certains confondaient avec le terme personne; cette équivoque pouvait transformer homoousios en une formule ultra sabellienne, et lui faire signifier: il n'y a qu'une personne.

Basile et son équipe purent mettre en avant une formule d'entente: trois personnes, mais substance unique.

Ainsi enlevait-on aux hétérodoxes tout prétexte de discuter indéfiniment sur des termes mal définis.

Rene
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Sujet du message: Histoire de la religion Catholique 40...

Message par Rene » jeu. juil. 06, 2006 7:55 am

Né à Césaré de Cappadoce, saint Basile (329-379), étudia à Athène avec Julien l'Apostat et saint Grégoire de Nazianze ; après un pélerinage monastique en Egypte et en Syrie, il revint dans sa patrie, ou il établit, sur les bords de l'Iris, une petite communauté de moines.

Ordonné prêtre par l'archevêque de Césarée en 364, il lui succéda dès 370.

Ses deux principaux écrits dogmatiques sont: le traité contre Eunomius, ou il réfute en trois livres l'Apologétique de cet écrivain arien, et son traité sur le Saint Esprit, ou il combat les pneumatomaques.

Il y a également ses homélies, dont les plus célèbres furent celles sur l'Hexameron, explication littérale des oeuvres des cinq premiers jours de la création.

Homme énergique, esprit pratique, Basile fut un romain parmi les Grecs.


http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint_Basi ... sar%C3%A9e

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Histoire de la religion Catholique 40...

Message par Rene » ven. juil. 07, 2006 7:30 am

Au contraire de Basile , son ami Grégoire de Nazianze (330-390) était un âme très délicate, impressionnable et un peu versatile , faite davantage pour la contemplation que pour l'action. Il vécut un moment avec saint Basile sur les bords de l'Iris.

Il fut forcé de partager avec son père , le vieil évêque de Nazianze, l'administration d'un diocèse ; sacré évêque de Sasime en 372, par saint Basile, il refusa de s'y rendre et, à la mort de son père, se retira dans la solitude à Séleucie d'Isaurie.

Rappelé, en 379, à la vie active par les instances des catholiques de Constantinople, élu évêque de cette ville lors du deuxième concile général, il donnera bientôt sa démission pour se retirer à Nazianze.

Mais son passage à Constantinople avait été marqué par ses fameux Discours théologiques (XXVII-XXXI).

Orateur éloquent, et peut-être trop pompeux, il a laissé des Oraisons funèbres devenus classiques.


http://fr.wikipedia.org/wiki/Gr%C3%A9goire_de_Nazianze

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Message par Rene » lun. juil. 10, 2006 7:43 am

Saint Grégoire de Nysse, frère cadet de saint Basile, est surtout un penseur et un philosophe dont les idées sont teintées de néoplatonisme.

A la suite de son frère, il écrivit un traité contre Eunomius en douze livres.

Citons sa Grande Catéchèse (oratio catechica magna) , exposé de la doctrine catholique concernant la foi, la trinité, l'incarnation, la rédemption et les sacrements.

On a caractérisé les trois cappadociens en disant que Basile était le bras qui agit, Grégoire de Nazianze la bouche qui parle, Grégoire de Nysse la tête qui pense.


http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint_Gr%C ... e_de_Nysse

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Histoire de la religion Catholique 41

Message par Rene » lun. juil. 17, 2006 10:20 am

L'essais de conciliation dogmatique des Cappadociens fut entravé par le zèle de plusieurs.

Quelles conditions devaient être faites aux hérétiques repentants ?

Les recevraient-on à la communion ou bien imposerait-on une pénitence?

Dès le concile d'Alexandrie de 362 les modérés l'emportèrent.

Il fut décidé qu'on demanderait seulement aux hérétiques d'anathématiser la doctrine arienne et d'accepter le Nicaenum.

Malheureusement, il subsista un parti d'irréductibles conduits par Lucifer de Calaris

Les titres de certains de ses ouvrages dévoilent son intransigeance : pas d'accord avec les hérétiques, pas de pitié pour les ennemis de Dieu.

Autour de lui s'agitait tout un groupe que l'on appela les Lucifériens, tels Grégoire d'Eliberis et le diacre Hilaire.

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Message par Rene » lun. juil. 24, 2006 8:38 am

A Antioche (ancienne capitale de l'arianisme), s'ouvrait une ère de dissentions ; dès 330, l'évêque Eustathe y avait été déposé sous l'accusation de sabellianisme, grâce aux agissements des eusébiens qui se vengeaient de son zèle à défendre le Nicaenum.

Les eustathiens refusèrent de reconnaître les évêques ariens , puis Mélèce, prélat semi-arien, mais passé à l'orthodoxie et que Constance avait exilé (360)

Les eustathiens lui opposèrent le prêtre Paulin, que Lucifer de Caliari leur désigna pour évêque ; ils se virent appuyés par Alexandrie, et aussi, en définitive, par Rome.

On vit Paulin et Mélèce nommer des titulaires rivaux à tous les sièges épiscopaux ; ainsi rayonna ce schisme d'Antioche, qui cessa en partie sous l'épiscopat d'Alexandrie, en 417, mais qui ne disparut complètement qu'à la fin de V siècle, lorsque les reliques de saint Eustathe furent apportés à Antioche au temps de l'évêque Calendion.

http://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9l%C ... 27Antioche

http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint_Eustathe

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