Histoire de l'église Catholique

CEC, Bible, Les pères de l'Eglise. De Constantin, la religion de la chrétienté Catholique devint la religion officielle de l'État romain.
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Dans la perspective du Nouveau Testament, les écritures attestent que l'Église fondée par Jésus-Christ a été préparée et préfigurée dans le peuple d'Israël. De ce fait, les nombreuses images bibliques qui décrivent la relation de Dieu à son peuple dans l'Ancien Testament seront utilisées pour décrire l'Église comme nouvel Israël.
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Rene
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Histoire du Catholicisme 15

Message par Rene » ven. juil. 28, 2006 9:25 am

Malgré ces démêlés regrettables, on s' acheminait vers la victoire de l'orthodoxie.

En 379, Mélèce réunit dans un synode d'Antioche, 153 évêques orientaux qui souscrirent le Nicaenum.

D'autre part, saint Grégoire de Nazianze était rentré à Constantinople, et là, il prononça ses discours théologiques dans une maison qu'il avait surnommée ''L'Anastasis, la Résurrection''.

Depuis la mort de Valens (378), l'arianisme n'était plus officiellement protégé.

Aux mains de Gratien pour l'Occident, de Théodose pour l'Orient, le pouvoir retournait à l'orthodoxie.

Théodose publia, en 380, l'édit de Tessalonique, qui déclarait obligatoire la foi à la divinité du Père, du Fils et du Saint- Esprit enseignée par les évêques Damase de Rome et Pierre d'Alexandrie.

Enfin, il convoqua, à Constantinople, le second concile oecuménique (381)

http://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9odose_Ier

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Histoire du Catholicisme 15....

Message par Rene » mar. août 01, 2006 12:40 pm

L'erreur trinitaire se présentait alors sous une forme spéciale.

Que si le Fils est créature, a fortiori le Saint-Esprit ; un tel corollaire de l'arianisme avait passé longtemps inaperçu. Mais dès 360, on voit certains évêques du parti homoiousien représenter le Paraclet comme un simple envoyé céleste, comme un ange.

Cette hérésie se répandit rapidement dans la Thrase, la Bithynie et l'Hellespont sous l'autorité de Macédonius de Byzance et marathonius de Nicomédie ; d'ou le nom de marathoniens et surtout de macédoniens donné souvent aux pneumatomates.

Au concile de Constantinople, voyant qu'elle ne pourrait l'emporter, la minorité macédonienne se retira.

L'assemblée se déclara solitaire des pères de Nicée (canon I) ; elle souscrivit ensuite un symbole qui complétait celui de 325 en ce qui concerne le Saint-Esprit :''Nous croyons au Saint-esprit qui règne et vivifie, qui procède du Père et doit être honoré comme le Père, qui a parlé par les prophètes.''

Cependant, on n'en venait pas aux dernières précisions ; aussi continuera-t'on à énoncer de matière différente la procession du saint-Esprit ; en Occident, on emploiera la formule ''a Padre filioque procedit'', selon la théorie de saint Grégoire de Nysse, qui compare le Père, le fils et Saint-Esprit à trois flambeaux dont le premier communique sa lumière au second et, par lui, au troisième, per Filium.

Ces divergences amèneront plus tard des luttes mémorables autour du filioque.

La date de 381 n'en marque pas moins la fin de l'arianisme dans l'empire.

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Histoire du Catholicisme

Message par Rene » jeu. août 03, 2006 8:06 am

Les décisions disciplinaires furent cependant moins heureuses. On décréta le canon III ainsi conçu :'' L'évêque de Constantinople doit avoir la préemience d'honneur après l'évêque de Rome ; car cette ville est la nouvelle Rome.''

Par là, non seulement Alexandrie se trouvait reléguée au second plan en Orient, mais surtout la primauté pontificale était directement menacée.

Constantinople prétend n'avoir sur la Rome occidentale qu'une infériorité d'ancienneté, et celle-ci ne jouit de son privilège qu'à titre purement politique, non pas comme résidence de Pierre, mais comme ancien séjour de César.

Argument anti-chrétien, très inquiétant pour l'avenir ; la situation religieuse des deux cités va-t'elle subir les variations de leur fortune politique?

De fait, après 381, Byzance ne cesse de grandir ; elle prétend centraliser les affaires orientales sous la haute direction impériale.

Dans ce but, fonctionne le synode dit permanent. Sous la présidence de l'évêque de Constantinople, il tranche les questions ecclésiastiques pendantes; théologien suprême, canoniste, il devient le tribunal religieux de l'Orient.

Le byzantinisme sera bientôt érigé à l'état d'institution, mettant le patriarche au niveau du pape, et l'empereur au dessus de tout.

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Message par Rene » lun. août 07, 2006 7:56 am

Au moment ou l'arianisme disparaissait en Orient, le paganisme recevait à Rome le coup de mort. L'empereur d'Occident Valentinien, frère de Valens, avait remis les fidèles dans la situation ou ils se trouvaient avant Julien. Chrétien, il visait pourtant à l'impartialité ; ainsi laissa-t'il les paiens pratiquer leur culte ; les temples, confisqués par Constance au profit des chrétiens, puis rendus par Julien aux paiens, retournèrent à l'État, afin que la neutralité demeurât sauve.

Ce prince rapelle Constantin ; il observait comme lui l'édit de Milan, et mieux que lui-même, car il l'observait aussi en paroles.

C'est Gratien qui rompt pour la première fois les liens officiels du pouvoir impérial avec le paganisme. Il refusa d'accepter les insignes du pontifex maximus. Un tel vêtement, dit-il, ne convient pas à un chrétien. (375)

Dès lors, Gratien se laissa guider par l'évêque de Milan saint Ambroise (340-397) ; c'est sans doute à son instigation qu'il résolut de frapper les derniers coups.

Puisque l'empereur refusait d'être le chef de la religion paienne, pourquoi ne pas en faire un culte privé et lui refuser tout subside. Ainsi fut-il décrété en 382.

Continuant son oeuvre, Gratien fit enlever la statue de la Victoire devant laquelle les sénateurs brûlaient de l'encens ; on y avait toujours vu le symbole de la prépondérance officielle du paganisme.

Les sénateurs paiens résolurent de rédiger une protestation ; mais par l'intermédiaire de saint Ambroise et du pape Damase, leurs collègues chrétiens témoignèrent à l'empereur leur refus de s'y associer.

L'année suivante, il fut assasiné près de Lyon par les partisants de Maxime, l'élu des troupes de Bretagne.

A la prière de saint Ambroise, l'usurpateur consentit à laisser au frère de Gratien, Valentinien II, l'Italie, les pays du Danube et l'Afrique.. Le nouvel empereur n'avait que douze ans.


http://fr.wikipedia.org/wiki/Valentinien

http://fr.wikipedia.org/wiki/Gratien

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HISTOIRE DU CHRISTIANISME

Message par Rene » lun. août 14, 2006 8:40 am

À Rome le parti paien résolut de prendre sa revenche.
Un de ses membres, Symmaque, gérait alors la préfecture de Rome, il rédigea une pétition en faveur du paganisme menacé de mort, et la fit signer par des sénateurs.
Évoquant l' image de Rome en une sorte de prosopée, il lui faisait prononcer des paroles empreintes d'une majestueuse tristesse pour déplorer les attentats dont des traditions si vénérables venaient d'être victime.

La démarche de Symmaque faillit obtenir son effet ; mais saint Ambroise veillait ; dans une lettre énergique, il protesta, arguant que les paiens n'avaient pas le droit d'imposer à leurs collègues chrétiens l'emblême de l'idolatrie.

Ambroise mettait le jeune empereur en demeure de ne rien céder.
L'évêque de Milan l'emporta ; il prit ensuite la peine de réfuter les arguments de Symmaque dans une lettre ou il démontrait que la partie n'était nullement liée entre la gloire romaine et l'ancien culte officiel.

Jusqu'ici, la politique de Constantin n'était point résiliée car tout en refusant de regarder le paganisme comme croyance d'état, on le laissait vivre.

Mais Théodose, maître de l'Orient , se donna pour but de le détruire. Dès 381, défenses aux fidèles de passer au paganisme, interdiction de toute opération divinatoire.

Théodose démolissait donc le paganisme petit à petit. En 391, par une mesure décisive, il interdit l'entrée des temples sous peine d'amende ; enfin une loi en 392 défendit d'honorer les dieux même en secret, et ferma ainsi les sanctuaires domestiques.

En même temps, Théodose donnait aux chrétiens les anciens temples ; les paiens d'Alexandrie s'étaient soulevés pour ce motif, il fit détruire tous les sanctuaires de la ville, en particulier le fameux Serapeion, centre de la religion égyptienne.


http://fr.wikipedia.org/wiki/Ambroise

http://fr.wikipedia.org/wiki/Symmaque%2 ... s_Aurelius

http://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9odose_Ier

http://www.ancientworlds.net/aw/Thread/453513

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Message par Rene » lun. août 14, 2006 10:49 am

A son intolérence envers les cultes, Théodose ne faisait aucune différence pour les places et les honneurs entre chrétiens et paiens ; des préfets du prétoire ou des préfets de Rome viennent du paganisme, Symmaque, Prétexta, Nicomaque Flavien, Albinus.

Le général franc assasine Valentinien II et installe à sa place le rhéteur Eugène, qui bien que chrétien, se voit obligé de céder à la faction paienne dirigée par le préfet du prétoire Nicomaque Flavien. Celui-ci rétablit l'autel de la Victoire et la liberté des sacrifices.

Accouru d'Orient, Théodose triomphe près d'Aquilé ou périssent Flavien, Argobast et Eugène, Théodose ne se livre à aucune représaille mais le paganisme fut de nouveau aboli officiellement.

Saint Ambroise travailla à l'établissement d'un gouvernement chrétien, ou l'état serait soumis à l'Église en tout ce qui regarde la doctrine et la morale publique.

Dans les affaires de foi, disait-il, ce sont les évêques qui sont les juges des empereurs, et non le contraire.

En 390, une sédition à Tessalonique, ou périrent plusieurs personnages importants ; Théodose, ordonna de terribles représailles, massée dans le cirque, la population fut massacrée par les soldats.

Saint Ambroise écrivit aussitôt à l'empereur et lui imposa une pénitence publique sous peine d'être privé de la communionn ecclésiastique.

Théodose se soumit aux exigences épiscopales.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Thessalonique

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Message par Rene » jeu. août 17, 2006 8:06 am

L'arianisme à peine abattu, l'Orient s'agite pour de nouvelles luttes, qu'enveniment d'âpres conflits de personnes : Rufin contre saint Jérôme, Théophile contre saint Jean Chrysostome.

Origène jouissait en orient d'un prestige considérable ; c'est à son exemple que les deux premiers Cappadociens, Basile et Grégoire de Nazianze, attribuèrent un rôle important à la raison dans l'exposé des vérités dogmatiques.

Mais d'autres disciples lui empruntèrent plusieurs erreurs, d'abord Grégoire de Nysse, puis Didyme l'Aveugle.

Une réaction anti-origénite va se produire assez irraisonnable dans ses procédés, mais justifiée dans son fond.

Désireux d'ériger une gnose chrétiennne, Origène avait trop teinté sa théologie platonicienne.

De là une double série d'erreurs:

1-Un certain subordinatianisme d'après lequel le Logos et le saint Esprit intermédiaires du Père sont moindre que lui.

2-D'après Origène, nés égaux en perfection, les esprits ne sont pas tous montrés fidèles à Dieu, et leur chute a été la source de l'état actuel du monde ; les uns sont devenus anges, les autres hommes, ou encore démons.

Ainsi le monde terrestre apparaît-il comme le lieu de purification des esprits enfermés dans un corps pour leur rachat.

Cependant, après une purification par le feu, la matière ayant rempli son rôle rentrera dans le néant, et toutes les âmes sauvées retourneront à Dieu, en sorte que l'unité primordiale sera restaurée (apocatastasis)


http://fr.wikipedia.org/wiki/Orig%C3%A8ne

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Message par Rene » jeu. août 24, 2006 9:59 am

La crise éclata en 394.

Saint Jérome et Ruffin menaient en Palestine la vie cénobitique (vie en commun).

Partageant les erreurs anthropormorphites ( croyance ou doctrine qui conçoit la divinité à l'image de l'homme) répandue dans plusieurs couvents, un moine obscur nommé Aterbius vint trouver saint Jérome et Rufin et leur dénonça l'origénisme ; le premier se défendit de toute compromission (action de se compromettre), par contre le second voulut rester fidèle à la mémoire dui maître.

Il s'ensuivit entre eux une guerre d'intrigues.

À Pâques 397, grâce à l'intervention de sainte Mélanie, les deux adversaires se réconcilient ; mais la lutte recommence à nouveau.

Rufin écrit une Apologie ( discours ou écrit qui défend, justifie une personne ou une chose), saint Jérome y répond par une Apologie, toutes deux oeuvres passionnées.

Mais, en 400, le pape Anatase s'est déclaré nettement contre Origène , ses oeuvres et son traducteur.

Rufin se retire d'abord à Aquilée, puis à Rome, Saint Jérome reprend, dans sa solitude de Bethléem, ses travaux scripturaires ( relatif à l'écriture sainte).

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Message par Rene » lun. août 28, 2006 9:35 am

Mais, au même moment, la querelle reprenait plus violente en Orient.

Le patriarche d'Alexandrie, Théophile, d'abord partisant d'Origène, se déclarait anti-origéniste pour des raisons pas toutes métaphysiques ; la sentance de Rome vint fortifier ses convictions.

En 401, on le voit à la tête d'une troupe de soldats réguliers, donner la chasse, à travers le désert de Nitrie, à des origénistes.

Nitrie tire son nom du fait que c’était un lieu désertique, Nitrie se trouve à quarante kilomètres au sud d’Alexandrie.

Les chefs des persécutés '' Les quatre Longs Frères '' Dioscore, Ammon, Eusèbe et Euthyme, s'enfuirent à Constantinople, ou ils comptaient trouver appui auprès du patriarche saint Jean Chrysostome (347-407)

Très prudent, celui-ci offrit aux Longs Frères un asile, mais refusa de les admettre à la communion avant d'avoir reçu d'Alexandrie des éclaircissements.

Cependant, l'impératrice Eudoxie intervenait moins discrètement ; comme les quatre Longs Frères formulaient contre Théophile de graves accusations, elle obtint de l'empereur Arcadius qu'il fut mandé à Byzance pour y comparaître devant un synode présidé par saint Jean Chrysostome

http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint_Jean_Chrysostome

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Message par Rene » dim. sept. 10, 2006 9:07 am

Le patriarche alexandrin ne se considérait justiciable de personne en Orient

Mais, en quelques mois, tout va changer ; l'impératrice Eudoxie se retourne contre Jean à la suite d'une homélie, ou elle a cru se reconnaître ; Théophile, qui avait différé de se rendre à Byzance, y arrive sur ces entrefaites.

Nombreux étaient, d'ailleurs, les personnages ecclésiastiques mécontents de la rigidité de Chrysostome ; à la coterie de cour vint donc s'adjoindre une coterie épiscopale menée par Acace de Bérée, Antiochus de Ptolémais, Sévérien de Gabale ; parti alexandrin contre parti johannite.

Théophile réunit le synode du Chène, dans le voisinage de Chalcédoine , on y formula contre le patriarche des accusations multiples, entre autres celle de lèse-majesté impériale. Chrysostome fut déposé et exilé.

Il n'était encore qu'en Bithynie, lorsque, sur les instances d'Eudoxie apeuré par un tremblement de terre, il consentit à revenir.

Deux mois après son retour, saint Jean entrait de nouveau en conflit avec l'impératrice.

Comme elle s'était fait élever, en un lieu public, une statue d'argent, le patriarche protesta, il compara l'impératrice à Hérodiade demandant la tête du Baptiste.

Une seconde fois, Jean fut exilé malgré les protestations de son peuple.

Cependant, après enquête, le pape Innocent cassait le jugement rendu au synode du Chêne, et envoyait à Théophile une lettre de blâme.

Saint Jean n'en demeura pas moins en exil, ou il mourut le 14 septembre 407.

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Message par Rene » mer. sept. 13, 2006 10:33 am

Comme écrivain, St-Jean Chrysostome se rattache par son origine et sa manière, à l'école d'Antioche, les hautes conceptions métaphysiques ne sont pas son fait ; mais il possède de l'Écriture une connaissance littérale très sûre ; il la transporte dans son enseignement et il en fait la base, ne craignant pas au besoin d'illustrer de considérations grammaticales l'élucidation d'un passage difficile.

Cependant comme orateur populaire soucieux de moraliser, il passe ensuite aux enseignements pratiques.

Il faudrait citer toutes ses homélies exégétiques et ses discours, ses lettres sur la vie monastique, sur la virginité, sur le sacerdoce.

Ses épîtres ont un intérêt historique ; les dernières, les deux lettres au pape Innocent I, écrites en 404 et 406, et les dix-sept lettres à la diaconesse Olypias, disent la beauté de la souffrance chrétienne.

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Message par Rene » ven. sept. 22, 2006 9:33 pm

Les deux principaux écrivains latins du IV siècle sont saint Jérome et saint Ambroise.

St-Jérôme (342-420), le plus érudit de tous les pères latins, possédait les trois langues latine, grecque, hébraiques, et l'araméenne.

Le pape Damasse le pria d'entreprendre une révision du Nouveau-Testament à l'aide des traductions latines et des manuscrits grecs.

Le texte établi par lui fut aussitôt adopté dans la liturgie ; son psautier (Le psalterium romanum), s'est conservé à saint Pierre de Rome.

Installé à Bethhléem, Jérôme résolut de contrôler aussi la traduction grecque des Septante sur le texte hébreu, à l'aide des Hexaples d'Origène.

Il ne nous reste plus de ce travail que le livre de Job et le psautier ; c'est le psalterium, dit gallicanum qui figure dans nos bibles latines.

Au cours de ces premiers travaux, saint Jérôme s'était confirmé dans l'idée que toutes les traductioins existantes demeuraient fautives, et qu'un travail critique devait avoir pour base l'hebraica veritas.

Entre 391 et 405, il entreprit ce travail pour l'Ancien-Testament.

Au premier moment, on se scandalisa ; son oeuvre semblait vouloir suprimer les versions traditionnelles et jusqu'à ce texte des Septante.
Mais l'avenir devait lui donner raison, et la version hieronymienne s'imposa à toute l'Église.

Au moyen-âge, on la dénomma Vulgate, et le concile de Trente ordonnera ''ut haec ipsa vetus et vulgata editio qua longo tot soeculorum usu in ipsa ecclesia probata est...pro authentica habeatur ''

Saint Ambroise entreprit de nombreux commentaires de la Bible qui ont été rédigés souvent avec un maximum de célérité, mille lignes par jour pour les Ephésiens.

Enfin, saint Jérôme fut un directeur de conscience très influent, à la fois austère et tendre qu'il est un maître de clarté, de style souple et limpide.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint_J%C3%A9r%C3%B4me

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Message par Irmeyah » mer. sept. 27, 2006 12:07 pm

A quand une histoire édifiante de la papauté, notamment le Xe siècle, ainsi que les XIV - XVIe siècles ? ... qui nous démontrent qu'infailliblement la succession apostoliques fut parfaite ...

En quoi ces propos sont utiles et constructifs ???
Xav le nouveau modo 8-)
(Jérémie 5:1) Rôdez par les rues de Jérusalem, regardez donc et sachez, et cherchez vous-mêmes sur ses places publiques si vous pouvez trouver un homme, s’il existe quelqu’un qui pratique la justice, quelqu’un qui cherche la fidélité, et je pardonnerai à la [ville].

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Message par Irmeyah » jeu. sept. 28, 2006 4:45 am

C'est simplement une demande de recherche pour notre historienne l'Eglise !
(Jérémie 5:1) Rôdez par les rues de Jérusalem, regardez donc et sachez, et cherchez vous-mêmes sur ses places publiques si vous pouvez trouver un homme, s’il existe quelqu’un qui pratique la justice, quelqu’un qui cherche la fidélité, et je pardonnerai à la [ville].

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Histoire de la religion Catholique

Message par Rene » ven. sept. 29, 2006 7:28 am

Dans la littérature chrétienne, saint Ambroise n'a pas droit à une place comparable à celle de saint Jérôme.

A sa vocation improvisée, il suppléa par une lecture assidue des Livres saints, et par un commerce prolongé avec les pères grecs, Athanase et les Cappadociens ; mais s'absorbant dans ses devoirs de pasteur, il visa à donner un enseignement clair et pratique ; il est avant tout un moraliste chrétien.

L'un de ses ouvrages le De officisis ministroram, ou, sur le ton de la conversation, il donne à ses clercs des enseignements variés ; le plan de l'ouvrage semble calqué sur le De officiis de Cicéron ; l'honnête, l'utile, les rapports entre l'honnête et l'utile, le livre renseigne au mieux sur la conception qu'on se faisait de la morale chrétienne au IV siècle.

L'évêque de Milan a écrit aussi de petits traités ascétiques, vrais chefs d'oeuvre de délicatesse ; citons entre autres le De virginitate et le De virginibus ainsi que tous ses travaux exégétiques ou le texte biblique n'est souvent pour lui qu'une occasion de moraliser, et cela grâce aux procédés d'une exégèse allégorique discrètement imitée d'Origène.

La partie dogmatique dont l'ouvrage le plus connu est le De mysteriis, catéchèses assez comparables à celles de saint Cyrille de Jérusalem, et qui, à ce titre, ont une valeur documentaire pour l'histoire de la liturgie ; il faut en dire de même pour le de sacramentis, mais dont la paternité lui serait discutée.

Les oeuvres de saint Ambroise nous font penser à Fénélon ; on comprend qu'il ait gagné tant d'ämes à la virginité.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint_Ambroise

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