Histoire de l'église Catholique

CEC, Bible, Les pères de l'Eglise. De Constantin, la religion de la chrétienté Catholique devint la religion officielle de l'État romain.
Règles du forum
Dans la perspective du Nouveau Testament, les écritures attestent que l'Église fondée par Jésus-Christ a été préparée et préfigurée dans le peuple d'Israël. De ce fait, les nombreuses images bibliques qui décrivent la relation de Dieu à son peuple dans l'Ancien Testament seront utilisées pour décrire l'Église comme nouvel Israël.
Répondre
Rene
Messages : 170
Enregistré le : lun. févr. 28, 2005 8:12 am
Localisation : http://renestg.skyrock.com

Histoire de la religion Catholique

Message par Rene » mer. oct. 04, 2006 2:37 pm

Les poètes chrétiens

Le premier en date est Juvencus, qui a laissé un chant évangélique composé vers 330.

Un autre espagnol, Prudence, a écrit des oeuvres plus considérables ; outre ses deux livres contre Symmaque à propos de l'affaire de l'autel de la Victoire, sa Psychomachia, ou vertus chrétiennes et vices paiens se livrent d'allégoriques combats, il faut citer le Liber Cathemerinon, recueil de douzes odes pieuses destinées à célébrer les diverses heures de la journée, et le de peristephanon, ou livre qui chante la gloire des martyrs romains et espagnols.

L'église a emprunté plusieurs hymnes au Cathemerinon ; Quicumque Christium quaeritis (Transfiguration)

O sola magnarum urbium (Epiphanie), Audit tyrannus ansius, et Salvete flores (saints Innocents)

Saint Paulin a surtout chanté saint Félix de Nôle ; beaucoup moins lyrique que Prudence.

Le début du V siècle verra Sedulius, qui dans son Pascale carmen, chanta les miracles de Notre Seigneur.

L'importance historique de ces poèmes chrétiens devait être considérable ; de Rome ils passeront en pays barbare, et l'influence de Sedulius et Juvencus, par exemple, se fera longuement sentir chez les Francs et les Anglos-Saxons.

Rene
Messages : 170
Enregistré le : lun. févr. 28, 2005 8:12 am
Localisation : http://renestg.skyrock.com

Histoire de l'église Catholique

Message par Rene » sam. oct. 07, 2006 3:15 pm

Les moeurs chrétiennes au IV siècle

Le monachisme oriental et son influence en Occident

Des deux formes de vie monastique, l'anachorétisme et le cénobitisme, c'est la première qui apparaît d'abord.

Saint Paul de Thèbes, qui l'ignaugura, vécut près de cent ans au désert, non loin de la mer Rouge (340)

Saint Antoine, son disciple, fut contraint par un grand nombre d'ascètes à prendre leur direction ; d'ou les premiers groupements d'ermites.

Ils ne vivaient pas toujours séparés, mais se réunissaient chaque semaine pour la synaxe eucharistique et recevaient des instructions communes.

Les moines dirigés par saint Antoine se trouvaient au désert de Thébaide, dans la Haute-Egypte ; mais dans la région avoisinant le Delta ou Basse-Egypte, il se forma aussi des centres considérables ; tels le désert de Nitrie, qui compta 5,000 ermites, celui des Cellules illustré par saint Macaire d'Alexandrie (395) et par l'écrivain Evagre le Pontique (399), enfin le grand désert de Scété.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Anachor%C3%A9tisme

http://fr.wikipedia.org/wiki/Antoine_le_Grand
Modifié en dernier par Rene le jeu. oct. 19, 2006 11:46 am, modifié 2 fois.

Rene
Messages : 170
Enregistré le : lun. févr. 28, 2005 8:12 am
Localisation : http://renestg.skyrock.com

Histoire de l'église Catholique

Message par Rene » jeu. oct. 12, 2006 8:23 am

Il régnait dans le désert une sainte émulation d'ascétisme ; mais ne fallait-il pas craindre que, trop laissés à eux-mêmes, les ermites manquassent de discrétion dans leurs austérités, ou même qu'ils en prissent orgueil ?

Il suffisait de rapprocher les cellules autour de l'Église et de centraliser l'organisation pour aboutir à la vie cénobitique. Telle fut l'oeuvre de saint Pacôme, qui réunit au monastère de Tabennesi, dans la Haute-Thébaide, jusqu'à 7,000 moines.

Aussi tandis que saint Benoit donnera au monachisme d'Occident l'esprit familial, c'est plutôt sous la forme d'une armée que se présente l'institut tabennesiote, avec ses divisions en tribus ou l'on prend à tour de rôle le service de semaine.

Saint Pacôme
rédigea une règle si discrète que tous pouvaient suivre l'office sans être affligés.

D'Égypte, le monachisme rayonna sur l'Orient. En palestine, saint Hilarion, disciple de saint Antoine, transplante la vie érémitique, tandis que saint Epiphane, le futur évêque de Salamine, y introduit le cénobitique pacomien.

La presqu'île sinaitique se transforme bientôt en une vraie Thébaide ; la Syrie et la Mésopotamie sont aussi gagnées.

Mais, tandis qu'en Egypte, l'évolution s'est faite de l'érémitisme au cénobitisme, en Orient, on adopte préférablement la vie purement érémitique. D'ou, le caractère d'austérité extraordinaire que prend ce monachisme incontrolé ; voici des moines qui se nourrissent de l'herbe des champs, voici des ermites porteurs de chaînes et des stylites vivant au haut d'une colonne. Le plus célèbre de ces derniers fut saint Siméon, qui, du haut de sa colonne, faisait des miracles et convertissait des foules.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Monachisme
Modifié en dernier par Rene le jeu. oct. 19, 2006 11:42 am, modifié 1 fois.

Rene
Messages : 170
Enregistré le : lun. févr. 28, 2005 8:12 am
Localisation : http://renestg.skyrock.com

Histoire de l'église Catholique

Message par Rene » mar. oct. 17, 2006 4:50 pm

Saint Basile avait entrepris un voyage monastique en Egypte et en Orient.

À son retour, il conçoit un cénobitisme vécu par petit groupes qu'il essaie de réaliser dans une solitude du Pont, près de Néocésarée ; il y demeure jusqu'à son élévation à l'épiscopat, en 370.

Il va composer ses Regulae fusius tractatoe ( sous forme de questions et réponses réunies sans ordre méthodique), suivies plus tard des Reguloe fusius tractatoe, suivies plus tard des Reguloe brevius tractatoe.

Monument de sagesse ou les austérités sont tempérées, ou la culture intellectuelle est préconisée, les Reguloe devaient avoir en Orient une fortune assez comparable à celle de la règle bénédictine en Occident.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Basile_de_ ... sar%C3%A9e

http://fr.wikipedia.org/wiki/C%C3%A9nobitisme

http://fr.wikipedia.org/wiki/N%C3%A9oc%C3%A9sar%C3%A9e

Rene
Messages : 170
Enregistré le : lun. févr. 28, 2005 8:12 am
Localisation : http://renestg.skyrock.com

Histoire de l'église Catholique

Message par Rene » jeu. oct. 19, 2006 7:01 pm

Il éclot dans l'orient du IV siècle trois formes de monachisme:

1- L'érémitisme antonien

2- Le cénobitisme pacomien

3- Le cénobitisme basilien.

Cependant, il n'y eut qu'une forme de prière, imprégnée de joie et de confiance.

Un trait fort important distingue cette spiritualité orientale du mouvement de piété que propagea dans l'autre moitié du monde l'expérience religieuse de saint Augustin.

Comme les théologiens grecs qui combattent non les pélagiens, mais les manichéens, saint Antoine met plus en relief la bonté de la nature que ses misères, la liberté de nos actes que les déficiences de notre volonté (Huby)

L'Égypte fit connaître le monachisme à l'Occident.

Lors de son premier exil à Trèves, en 335, saint Athanase séjourna quelques temps à Rome et entra en relation avec un groupe de dames romaines : Ansella, Marcella, Laeta, Paula, les futures dirigées de saint Jérome ; le récit des austérités des ermites produisit dans le milieu chrétiens de Rome une sainte émulation.

D'autre part, des Occidentaux entreprenaient en Orient des pélérinages monastiques ou même s'y fixaient pour un temps.

Rufin se rend, vers 372, en Palestine avec la patricienne Mélanie l'Ancienne qui fonde un monastère à Jérusalem ; bientôt, la petite fille de celle-ci, Mélanie la Jeune distribuera aux pauvres son immense fortune et partira pour l'Orient avec son mari Pinien.

Peu après son baptême, saint Jérome se rend en Orient et, pendant trois ans, s'enfonce dans la solitude du désert de Chalcis, au nord d'Antioche (375-378) ; il écrit les Vitae de saint Paul de Thébes, de saint Hilarion, de saint Malcus ; il attirera aussi en Palestine ses dirigées Paula et Eustochium ; en 386, elles se fixeront à Bethléem et y construiront plusieurs monastères, l'un pour les hommes que dirigera saint Jérome, trois autres pour femmes sous la conduite de Paula.

Rene
Messages : 170
Enregistré le : lun. févr. 28, 2005 8:12 am
Localisation : http://renestg.skyrock.com

Histoire de l'église Catholique

Message par Rene » sam. oct. 21, 2006 11:19 am

C'est l'influence juive qui a certainement dominé les premiers temps de la musique chrétienne.

Les deux caractéristiques de la musique juive sont :

1- Monodique

2- Modale

Les premiers offices chrétiens se modelèrent sur le culte hébraîque. (Mêmes textes, psaumes de l'Ancien testament etc.)
On va donc retrouver ces deux caractéristiques de la musique juive, dans toute la musique du haut Moyen Age chrétien.

Les emprunts au vocabulaire hébreu soit : ''Hosanna, Amen, Alleluia''

On retrouvait la cantillation (psalmodie à peine chantée, ne marquant un contour mélodique qu'à la fin des phrases.

On retrouvait également les chants antiphoniques ou le soliste chantait un psaume que les fidèles interrompaient après chaque verset par un bref refrain ou acclamation.

Les trompettes, les harpes, les flûtes qui avaient rehaussé les cérémonies du premier Temple de Jérusalem (Salomon) furent abandonnées lorsque les synagogues furent crées, après l'exil à Babylone, tous les instruments furent donc bannis, sauf le Shofar, la corne de bélier, qui n'émet que deux ou trois notes, et dont on se sert toujours pour les grandes fêtes juives.

L'Église continua la tradition juive, et durant DIX siècles n'admit dans ses sanctuaires que la voix humaine. ( Les instruments de musique devenaient suspects pour elle de paganisme)

Plus encore, on s'est demandé pourquoi une religion aussi intérieure, aussi détachée du monde que le christianisme des premiers siècles, avait admis dans son culte le chant, que les premiers mystiques, les premiers contemplatifs, les Pères du désert jugeaient superflu, voire scandaleux!




http://fr.wikipedia.org/wiki/Plain-chant

http://fr.wikipedia.org/wiki/Polyphonie

http://fr.wikipedia.org/wiki/Utilisateur:GUJO

réf:Une histoire de la musique -Lucien Rebatet
Modifié en dernier par Rene le ven. oct. 27, 2006 12:51 pm, modifié 1 fois.

Rene
Messages : 170
Enregistré le : lun. févr. 28, 2005 8:12 am
Localisation : http://renestg.skyrock.com

Histoire de l'église Catholique

Message par Rene » dim. oct. 22, 2006 12:43 pm

L'Église entreprit cependant de régler strictement la musique

Si musique il y avait (dans le récitatif du prêtre lisant les textes de l'ancien et du Nouveau Testament ou prononçant les paroles sacrées, et dans les réponds psalmodiés des fidèles, c'était bien la musique à son plus humble état. Aucune velléité artistique, avec le seul souci de mieux graver dans les mémoires les textes sacrés.

La beauté de la voix était indifférente, il ne fallait surtout pas chercher à la cultiver. On chantait pour prier et d'abord dans son coeur.

Mais le peuple avait le besoin de chanter sa foi en dehors de la liturgie.

Ce furent les hymnes ou compositions ecclésiastiques qui y répondirent. Leurs textes étaient composés par les prêtres pour l'enseignement des fidèles.

L'existence des hymnes, d'origine orientales, est attestée dès le I siècle.

Citons les hymnes syriaques de saint Ephrem, le prédicateur d'Edesse (306-378), les hymnes grecques de saint Grégoire de Nazianze destinés à faire pièce aux chants des ariens et des gnostiques. Aussi les hymnes latines de saint Hilaire de Poitiers, qui avait ramené de son exil en Orient le goût de ces chants plus vivants et mélodieux.
En outre, des paroles pieuses furent souvent placées sur de vieilles mélodies paiennes qui faisaient partie des folklores.

Saint Césaire
recommandaient de faire chanter les hymnes pour occuper les fidèles durant les longs offices auxquels souvent ils ne comprenaient pas grand-chose.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Hymne

http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89phrem

réf:Une histoire de la musique -Lucien Rebatet

Rene
Messages : 170
Enregistré le : lun. févr. 28, 2005 8:12 am
Localisation : http://renestg.skyrock.com

Histoire de l'église Catholique

Message par Rene » lun. oct. 23, 2006 9:16 am

À Rome, Asella, Marcella, Laeta et leurs compagnes, correspondantes spirituelles de saint Jérôme, avaient fondé un monastère sur le mont Aventin.

À Milan, saint Ambroise se faisait le panégyriste de la virginité ; de Plaisance, de Bologne et même de Maurétanie des jeunes filles accouraient près de lui pour se consacrer à Dieu. On vit des époux chrétiens s'impposer la continence et adopter la vie monastique ; tel Paulin, personnage consulaire qui se réfugie à Nole pour y vivre en ascète avec sa femme Theresa, tel encore, à Rome, le sénateur Pammachius, gendre de Paula, qui se dévoue au soin des malades dans l'hôpital construit par Fabiola.

Détruit extérieurement, le paganisme laissait des racines profondes. Le christianisme avait pris possession de l'empire sous la protection des princes; de Constantin à Théodose, toute une législation s'évertue à favoriser le culte et les moeurs chrétiennes. Théodose, met Pâques et le Dimanche au nombre des jours fériés, il prohibe les mariages entre chrétiens et juifs, défends aux commédiennes de se travestir en vierges du Christ, et fait la guerre aux vices.

Mais la foule des demi-convertis qui avaient envahi l'Église, menaçaient de la corrompre ; malgré leur étiquette chrétienne, la haute société et la cour étalaient la frivolité et le libertinage ; au dire d'Amien Marcellin, 30,000 danseuses restaient à Rome sans être inquiétées.

Ce sont ces prodiges de corruption et de sainteté se rencontrant à la fois dans un même corps qui font la physionomie particulière de l'Église du IV siècle.

Rene
Messages : 170
Enregistré le : lun. févr. 28, 2005 8:12 am
Localisation : http://renestg.skyrock.com

Histoire de la religion Catholique

Message par Rene » mer. oct. 25, 2006 2:16 pm

À Milan, les protestations avaient contraint saint Ambroise à se justifier en deux homélies sur la virginité (378)

Vers 384, il se trouva un laique milanais pour appuyer les critiques mondaines sur un faux argument évangélique ; selon Helvidius, Marie avait eu des enfants après la naissance de Jésus, Saint Jérôme composa à ce sujet l'Aversus Helvidium, le premier traité spécialement consacré par un latin à la Mariologie.

Quelques années plus tard, un certain moine du nom de Jovinien, prétendit que même l'enfantement de Marie n'avait pas été virginal ; d'ou l'égalité méritoire des vierges, des veuves et des personnes mariées.

Jovinien patronait une vie facile ; nulle différence pour lui entre s'abstenir de nourriture et en prendre avec actions de grâces ; il y aurait même récompense pour ceux qui auront conservé la foi.

Le pape Sirice condamna bientôt les écrits de Jovinien et le força à quitter Rome ; à Milan, ou il se réfugia, saint Ambroise le fit anathéatiser par un synode vers 389 ; à la prière de son ami Pammachius, saint Jérôme composa son Adversus Jovinianum, ou l'hérétique est amplement réfuté.

En Espagne, on signale un mouvement rigoriste. Priscillien fut accusé de saballianisme, de gnosticisme, d'appolinarisme, mais tous ces griefs restent obscurs et contestés. Priscillien s'était constitué un cercle fermé de partisants parmi les femmes et les lettrés ; il prônait l'emploi de livres apocryphes ou extra-canoniques ; il precrivait un encratisme strict basé probablement sur des doctrines manichéennes ; abstention des oeuvres de la chair, abstinence de la viande et du vin.

Condamné par un concile de Saragosse, en 380, à la requête des évêques Hydatius de Merita et Itacius d'Ossonoba, banni par un décret de Gratien, il se rend en Italie, plaide sa cause sans succès auprès du pape Damase, mais, grâce à de hautes protections, obtient l'annulation du décret d'exil. Sommé ensuite de comparaître devant le concile de Bordeaux, il en appelle à l'usurpateur Maxime. À Trèves, son procès s'instruit ; inculpé d'immoralité et de magie, il est condamné à mort. Saint Martin de Tours et saint Ambroise protestèrent contre cet excès de rigueur ; les principaux accusateurs, les évêques Hydatius et Itacius furent déposés. La secte survécut à l'exécution de Priscillien ; saint Augustin la combat dans le Contra mendacium, ou il réprouve la dissimulation de ses adeptes. La condamnation dernière ne devait être portée que par le concile de Braga, en 563.

Enfin, vers 405, un prêtre de Saint-Bertrand-de-Comingres, Vigilantius, attaqua le célibat ecclésiastique ; il prétendait que la continence était une amorce pour le vice et qu'il importait de forcer les prêtres à se marier par souci de la moralité, le monachisme devait être aussi supprimé.
Virgilantius eut quelques influence en Espagne et en Gaule.

Mais dans une courte et violente réfutation, saint Jérôme écrasa celui qu'il appelait Virgilantius Dormitantius.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint_Ambroise

http://fr.wikipedia.org/wiki/Priscillien

http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint_Augustin

Rene
Messages : 170
Enregistré le : lun. févr. 28, 2005 8:12 am
Localisation : http://renestg.skyrock.com

Histoire de la religion Catholique

Message par Rene » jeu. oct. 26, 2006 2:42 pm

La Gaule au IV siècle ; St-Martin

Le christianisme avait fait en Gaule de lents progrès. Au IV siècle, il n'existait que dans les grandes villes ; les paysans demeuraient attachés à la religion populaire, mélange de druidisme national, de mythologie greco-romaine et de mystérieuses importations orientales.

Né à Sabrina en Pannomie, Martin s'engagea d'abord dans la milice ; on raconte qu'en plein hiver à Amiens, il divisa d'un coup d'épée son manteau pour en donner la moitié à un pauvre. Baptisé à Pâques 339, après avoir vécu la vie érémitique sur un îlot sauvage de la Méditerranée, il se rend auprès de saint Hilaire de Poitiers et fonde, à cinq miles de là, au lieu appelé Liguré ( Logoteiacus ) le premier monastère gaulois.

Liguré fut un centre d'apostolat, on y recevait les candidats au baptême et on les instruisait ; saint Martin s'attaquait aux sanctuaires paiens, il les détruisait et leur substituait des églises ; il paraît avoir évangélisé surtout les régions du centre, Touraine, Anjou et Ile de France.

Nommé évêque de Tours, il fonda à deux milles de la cité un nouveau monastère, Marmoutiers ( Martini monasterium ) qui fournit un grand nombre d'évêques, tels saint Maurille d'Angers, saint Victorius du Mans, saint Patrice, l'Apôtre de l'Irlande, etc.
De cette époque d'évangélisation intense date en Gaule l'origine des paroisses rurales ayant à leur tête un prêtre.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Martin_de_Tours

Rene
Messages : 170
Enregistré le : lun. févr. 28, 2005 8:12 am
Localisation : http://renestg.skyrock.com

Histoire de la religion Catholique

Message par Rene » ven. oct. 27, 2006 8:00 am

Dès 396, un noble aquitain, Sulpice Sévère, écrivit une vie de saint Martin qui obtint un immenses succès.

Bientôt, au début du V siècle, le monachisme va fleurir sur la côte de Provence. En 410, un riche romain, Honorat, établit un monastère dans une ville des îles Lérins, au sud de Cannes. Lérins devint à son tour pour la Gaule une pépinière d'évêques; il suffit de citer saint Loup de Troyes et saint Eucher de Lyon.

Vers 415, le prêtre Cassien fondait à Marseille le monastère de saint Victor.
Cassien qui, avant d'être moine, avait accompli des pélerinages en Orient, écrivit les institutions et les Collationes.

On y remarque une conception spiritualisée de la perfection, le christianisme consistant essentiellement non pas dans l'ascèse et les mortifications, mais dans la pureté du coeur ; d'ou une discrétion qui contraste avec l'intempérance de la mortification orientale ; par là Cassien annonce déjà saint Benoit.

L'une de ses pages -L'analyse de l'ennui par exemple, sont des chefs-d'oeuvre de finesse, relevés ça et là d'agréables touches d'humour.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Sulpice_S%C3%A9v%C3%A8re

http://fr.wikipedia.org/wiki/Honorat_d'Arles

Rene
Messages : 170
Enregistré le : lun. févr. 28, 2005 8:12 am
Localisation : http://renestg.skyrock.com

Histoire de la religion Catholique

Message par Rene » dim. oct. 29, 2006 1:35 pm

LES INVASIONS

Les 4 courants d'invasions:

1- Wisigoths (376)

2-Germains (406)

3-Ostrogoths (489)


Depuis longtemps, les Germains aspiraient à prendre place dans l'empire et beaucoup s'y étaient introduits soit comme colons ou soldats.

À cette invasion pacifique succéda une interruption provoquée par l'avance des peuples asiatiques, les Huns, qui campés entre l'Oural et le Volga pénétrèrent en Europe. Ils s'attaquèrent d'abord aux Germains orientaux de race gothique, et s'emparant du pays entre la Mer Noire et le Dniester forcèrent les Wisigoths à demander asile à l'empereur d'Orient Valens, qui leur concéda deux provinces, la Mésie et la Thrace ; c'est la première invasion barbare dans l'empire en 376.

Rene
Messages : 170
Enregistré le : lun. févr. 28, 2005 8:12 am
Localisation : http://renestg.skyrock.com

Histoire de la religion Catholique

Message par Rene » mar. oct. 31, 2006 1:30 pm

1- Wisigoths (376)

Ces Wisigoths cependant étaient en partie chrétiens ; en 325 on avait vu le grec Théophile siéger à Nicée comme évêque des Goths. Son sucesseur Ulfila, fut le véritable apôtre de la nation ; né à Cappadoce, captif et fils adoptif de ces barbares, il les évangélisa et traduisit la Bible à leur usage.

Malheureusement, en les accueillant, Valens exigea qu'ils passassent à l'arianisme ; et Ulfila se laissa persuader que la querelle au dogme n'intéressait que l'orgueil des Latins et des Grecs.

Le Goths allaient traîner l'hérésie dans toute leurs migrations.

Certains s'étaient immiscés dans le gouvernement de l'Empire ; l'un d'eux Alaric, s'empara de Rome le 24 août 410 ; son frère, Aitulf, passa avec son peuple dans la Gaule méridionale et s'y implanta si bien que son successeur Wallia en obtint de l'empereur Honorius la propriété ; tel fut l'origine du royaume wisigothique de Toulouse. Par lui, l'arianisme barbare s'implantait en Occident; il allait radier sur tous les peuples voisins.

Rene
Messages : 170
Enregistré le : lun. févr. 28, 2005 8:12 am
Localisation : http://renestg.skyrock.com

Histoire de la religion Catholique

Message par Rene » sam. nov. 04, 2006 4:27 pm

Poussés à leur tour par les Huns, les Germains situés le long du Rhin déferlèrent sur la Gaule ; ce fut l'invasion germanique de 406.

Tandis que les Francs s'établissaient sur le Rhin et la Meuse, et les Burgondes dans la vallée du Rhône, les Vandales passèrent en Afrique.

Mais au contact des Wisigoths de Toulouse, Burgondes et Vandales furent contaminés par l'arianisme.

La persécution sévit bientôt en Afrique. Outre que l'épiscopat et l'aristocratie catholiques représentait l'élément romain qu'il fallait briser, les Vandales étaient des ariens fanatiques.

Sous Genséric, on s'acharna surtout à faire apostasier, et nombreuses furent les défections parmi ceux qui craignaient de perdre leurs dignités.

Hunnic ouvrit une persécution plus violente; après avoir exclu les catholiques de toute fonction publique, il en exila au désert près de 5,000 d'après Victor de Vitte ; la plupart jonchèrent de leurs cadavres la route des caravanes.

Hunnéric continua et aggrava les mêmes procédés ; ayant convoqué à Carthage tous les évêques pour une conférence contradictoire, il les mit en demeure de prêter un serment dynastique; les assermentés furent déportés comme coupables d'avoir enfreint le précepte évangélique qui défend de jurer; criminel de lèse-majesté, les autres furent condamnés à la relégation en Corse; pas un seul n'échappa.

La persécution continua à sévir avec une violence inouie ; on soumettait les fidèles privé de chefs, à la torture afin de leur faire accepter le nouveau baptême des hérétiques.

Il y eut de nombreux martyrs connus surtout par l'historia persecutionis africanae provinciae de Victor, évêque de Vitte, témoin oculaire et lui-même exilé pour la foi.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Gens%C3%A9ric

Rene
Messages : 170
Enregistré le : lun. févr. 28, 2005 8:12 am
Localisation : http://renestg.skyrock.com

Histoire de la religion Catholique

Message par Rene » mer. nov. 08, 2006 8:56 am

Pour les lapsi, le concile romain de 487 édictera des conditions très nettes de pardon ; évêques, prêtres et diacres ne devaient être réconciliés qu'à l'article de la mort, mais on excusaient ceux qui avaient été rebaptisés par ruse ou par violence.

Hunnéric mourut comme Galère ''putrefactus et ebulliens vermibus''

Son successeur Gunthamund rendit pour un temps la paix à l'église d'Afrique.

Mais Trasamund, surnommé ''le Julien arien'', devait reprendre la lutte (496-523)
Il exilera cent vingt évêques en Sardaigne, parmi lesquels Fulgence de Ruspe, l'adversaire du semi-pélagianisme.

L'intervention byzantine de Bélisaire, général de Justicien, viendra enfin au VI siècle délivrer l'Afrique septentrionale.

Mais, l'affaiblissement subi par le catholicisme durant une si longue crise préparait ces régions à accepter sans grande résistance la domination des arabes

Tels furent les conséquences de l'invasion germanique de 406


http://fr.wikipedia.org/wiki/Gunthamund

http://fr.wikipedia.org/wiki/B%C3%A9lisaire

Répondre