Histoire de l'église Catholique

CEC, Bible, Les pères de l'Eglise. De Constantin, la religion de la chrétienté Catholique devint la religion officielle de l'État romain.
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Dans la perspective du Nouveau Testament, les écritures attestent que l'Église fondée par Jésus-Christ a été préparée et préfigurée dans le peuple d'Israël. De ce fait, les nombreuses images bibliques qui décrivent la relation de Dieu à son peuple dans l'Ancien Testament seront utilisées pour décrire l'Église comme nouvel Israël.
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Rene
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Message par Rene » lun. nov. 20, 2006 9:17 am

Lors de leurs deux premières invasions, les Huns avaient pénétré à leur tour dans l'empire ; ce fut l'invasion de 451.

Quand Attila, ayant franchi le Rhin, déborde en Champagne, les habitants de Paris voudraient s'enfuir ; mais une vierge, sainte Geneviève, leur assure que le Christ protégera leur ville; de fait, la prédiction s'accomplit ; Attila ne vint pas devant Paris; il inclina vers Troyes, ou ce fut l'évêque saint Aignan qui donna confiance aux habitants.

Continuant sa route, Attila se présente devant Orléans, mais l'évêque saint Aignan était allé quérir l'aide du général romain Acuius qui vaincut les Huns aux Champs Catalauniques.

Après avoir échoué en Gaule, Attila esseya d'envahir l'Italie ; mais le pape saint Léon se porta au devant de lui jusqu'à la vallée du Pô ; il l'intimida par son aspect et sa fermeté ; moyennant tribut Attila consentit à rétrograder.


http://fr.wikipedia.org/wiki/Sainte_Genevi%C3%A8ve

http://fr.wikipedia.org/wiki/Attila

http://fr.wikipedia.org/wiki/Aetius

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Message par Rene » dim. nov. 26, 2006 8:52 pm

Contre les envahisseurs, l'Église seule se dressait ; le pouvoir impérial n'existait plus que de nom ; le suève Ricimer rétablit bien une certaine vigueur dans le gouvernement (454-472), mais le soldat ruge Odoacre qui lui succéda pendant dix-sept ans abolit en Occident la dignité impériale gérée alors par un enfant, Romulus Augustule (476).

Les Huns avaient enchaîné à leur fortune les Ostrogoths, qui bientôt envahissent la péninsule (489); leur chef Théodoric tue Odoacre et prend le titre de roi d'Italie

Tolérant par politique, Théodoric était arien comme tous les souverains de souche gothique.

Ainsi tous les peuples barbares implantés étaient-ils ariens, à l'exeption des Francs, demeurés paiens.

Bien que les chrétiens entretinssent à l'égard de l'empire des sentiments de vrai loyaliste, l'Église comprit qu'elle appartenait à l'humanité entière et non à un peuple; elle alla vers les Barbares.

Moins liée aux traditions romaines, la chrétienté d'Afrique parla la première dans le De civitate Dei, saint Augustin posa la thèse: l'empire n'était que la cité caduque des hommes, il y avait par contre une cité éternelle de Dieu qui recevra tous ceux qui ont la foi.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Augustin_d%27Hippone

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Message par Rene » mer. déc. 13, 2006 9:08 am

Dans ses 7 livres contre les paiens, Paul Orose, disciple de saint Augustin, émet aussi l'idée que les Barbares sont perfectibles et convertibles.

Salvien, prêtre de Marseille, dans son De Gubernotione Dei, tentera même de démontrer que leur rôle providentiel consiste à assainir le vieux monde, il est certain que, dès la seconde moitié du V siècle, tout un épiscopat se ralie à cette politique dont le succès sera assuré par la conversion de Clovis.

L'époque même des invasions fut marqué par certains progrès du christianisme en Occident.

L'évangélisation n'avait point dépassé d'abord les limites de l'État romain.

Dans les régions danubiennes, habitées par des races celtiques, les progrès furent plus rapides que sur les bords du Rhin, ou vivaient des Germains farouches.

Irénée mentionne des églises ou communautés de Germanie, mais il faut attendre le début du IV siècle ou l'on relate les martyrs de sainte Afra à Augsbourg, de saint Florian à Lauriacum (Lorsch) en Norique.

On constate des évêchés à Augsbourg et à Lauriacum en Norique, à Tiburnia en Carinthie, puis à Saboria (Seben) dans le Tyrol, à Emona (Laibach) en Carniole.

Toute la région alpestre, Norique et Rhétie, est alors chrétienne, et saint Séverin (482) y exercera son apostolat ; elle dépendait de l'Italie et se rattachait aux métropoles d'Aquilée et de Milan.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Salvien

http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint_Augustin

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Message par Rene » lun. janv. 08, 2007 3:30 pm

Dans les régions rhénanes, on constate au début du IV siècle l'existance d'un épiscopat.

Agricius de Trèves assiste en 314 au concile d'Arles, avec Maternus de Cologne.

Le séjour de saint Athanase à Trèves (334-337), l'influence de saint Martin affermirent l'othodoxie des rhénans; à Arles, saint Maximin de Trèves défendit seul Athanase et fut banni (354) ; à Rimini, Servais de Tongres s'affirma anti-arien.

Lorsqu'au début du V siècle parurent les Francs, les églises de Trèves, Cologne, Mayenne conservèrent leurs évêques ; quant aux chrétiens qui se réfugièrent dans les îles de la Meuse, devant l'invasion hunnique, ils transféreront à Maestricht l'évêché de Tongres.

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Message par Rene » mer. janv. 10, 2007 1:18 pm

En Grande-Bretagne, le christianisme se heurta d'abord, non pas à la barbarie, mais à une civilisation avancée, la civilisation celtique.

Tertulien constate le premier que les Bretons sont chrétiens.

Durant le IV siècle, les progrès s'accentuent; Bède nous dit qu'àprès la persécution dioclétienne, les Bretons fondèrent des basiliques en l'honneur de leurs martyrs, Alban, Aaron et Julius ; une église s'éleva à Cantorbéry sous le patronage de saint Martin.

Nombre de témoignages prouvent que cette église primitive reçut sa discipline de Rome ; adoption du cycle pascal romain par les évêques bretons au concile d'Arles en 314, ordination de Palladius comme évêque des scotts d'Irlande par Célestin vers 431.

Des évêchés bretons existaient dans les capitales des provinces, tels York et Londres.

À la fin du IV siècle, lorsque les Romains quittèrent la Grande-Bretagne, les barbares, Pictes de Calédonie, Scots d'Irlande, Saxons et Francs l'envahirent.

Malgré cette invasion, les Bretons développèrent leur foi grâce à l'expansion d'un monachisme indigène calqué sur le clan qu'il complétait dans l'ordre religieux ; vrai chef au spirituel, l'abbé administrait la cité.

Le premier grand apôtre fut saint Patrice (Patrick)

http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint_Patrice

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Message par Rene » lun. janv. 22, 2007 9:35 am

Né au pays de Galles, Saint Patrick fut enlevé par des pirates et conduit en Irlande, il s'enfuit, visite la Gaule ou il s'initie à Auxerre à la vie religieuse, il revient ensuite en Irlande qu'il évangélise et rattache à Rome ; avec l'aide de Bretons et de Scots, de Romains et de Francs, il christianise aussi la Bretagne insulaire ; mais faute d'une hiérarchie constituée, son oeuvre ne lui survivra guère (461)

Saint Germain d'Auxerre avait entreprit une double mission en Grande-Bretagne pour y combattre le semi-pélagianisme Lérinien (en 429 avec saint Loup, en 447 avec Sévère de Trèves)
Son apostolat s'exerça surtout en Sud-Galles ; son disciple Illtud fonda le monastère de Llantwit et, aidé par les Bretons David, Gildas et Cadoc, instaura un monachisme missionnaire.

Du pays de Galles, le christianisme se répandit dans la Bretagne amoricaine ou, au IV siècle, Pol-Aurélien, Samson, Magloire, Lunaire, malo tous, Gallois fonderont les premiers évêchés.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint_Germain_d%27Auxerre

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Message par Rene » dim. janv. 28, 2007 1:38 pm

L'ÉGLISE AU TEMPS DE SAINT AUGUSTIN

La vie de saint Augustin nous est en partie révélée par ses Confessions.

Aurelius Augustinus
naquit à Thagaste, en Numide, le 13 novembre 354, d'un père paien et d'une mère chrétienne, Monnica ;selon un préjugé courant à cette époque, Monnica différa de le faire baptiser.

Son éducation littéraire s'acheva à Carthage, ville de plaisir ou il passa au manichéisme.
Devenu professeur, il enseigna successivement la rhétorique à Thagaste, à Carthage, à Rome, puis enfin à Milan.

Les sermons de saint Ambroise lui firent une impression profonde; il se convertit en juillet 386, le jour ou, ayant entendu une voix qui lui criait :'' Tolle, Lege'', il ouvrit la Bible sur le verset de l'Épitre aux Romains, dans lequel saint Paul nous recommande de revêtir Jésus-Christ.

Après huit mois passés dans la solitude de Cassiciacum, près de Milan, Augustin reçut le baptême ; comme il s'en retournait en Afrique, il eut la douleur de perdre sa mère, sainte Monique, à Ostie (387)

Ici s'arrête le récit des confessions, la vie publique commence.


http://fr.wikipedia.org/wiki/Augustin_d%27Hippone

http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint_Ambroise_de_Milan

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Message par Rene » mar. janv. 30, 2007 9:32 pm

Désigné par la voix du peuple pour devenir le coadjuteur du veil évêque d'Hippone, Valerius (391) Augustin lui succéda en 396. Pendant près de trente-cinq ans, il allait apparaître comme le chef incontesté de l'épiscopat africain, comme l'arbitre des controverses occidentales : donatisme et pélagianisme.

Le donatisme subsistait depuis près d'un siècle.
On ne s'expliquerait pas qu'une querelle locale, née de l'élection d'un évêque, eut dégénéré en une sorte de guerre civile, si on ne tenait compte de l'esprit d'indépendance qui est au fond du caractère africain.

Le mouvement se transforma en une insurrection contre la domination romaine.

Par bandes, les donatistes parcouraient les campagnes et les dévastaient.

Quand, en 347, Constance envoya, pour les pacifier, deux officiers, Paul et Macaire, il fallut organiser une expédition militaire qui se termina par l'écrasement apparent du parti.

Mais l'empereur Julien rendit aux donatistes une existence légale et leur permit de s'emparer des basiliques restituées aux catholiques, ce qu'ils firent à main armée.

Julien disparu, ils conservèrent la liberté de leur culte ; l'État se contenta de protéger négativement le catholicisme africain en défendant aux hérétiques d'opérer des conversions ; c'est dans ce but que l'empereur Valentinien interdit aux évêques de rebaptiser sous peine d'être indignes du sacerdoce.

Avec Théodose, la législation devient plus militante ; en 392, une loi frappe d'une amende de livres d'or les évêques hérétiques qui procéderont à des ordinations.

Cependant, le catholicisme africain se refusa d'abord à user de telles armes ; il suivit saint Augustin dans son désir de ramener les donatistes par la persuation ; ainsi le concile de Carthage de 401 mit-il en avant le projet d'une conférence contradictoire ; mais les donatistes se dérobèrent ; par un geste d'indignation habile, leur chef, Primianus de Carthage, déclara que ce serait une monstruosité de réunir dans un même lieu les fils des martyrs et la race des traditeurs.

Les sectateurs redoublèrent de violence. Dès lors, les catholiques sont forcés d'agir ; dans un concile de Carthage tenu en 404, nombre d'évêques demandent que l'on impose aux schismatiques le retour à l'Église.

En 405, l'Empereur Honorius fait paraître un édit d'union qui abolit le donatisme ; il attribue ses Églises aux catholiques et condamne à l'exil les réfractaires.

Cependant, le mouvement continuait à s'appuyer sur un parti populaire fanatisé.

En 411, à l'instigation de saint Augustin, une conférence contradictoire eut lieu à Carthage.
La question de personnes, depuis un siècle à la base du conflit, y fut vidée ; les donatismes ne purent prouver que Cécilien avait été un traditeur.

L'hérésie cessa ensuite d'être un danger; en groupant contre elle l'épiscopat africain, Augustin l'avait écrasée mieux que n'auraient pu faire les troupes impériales.

Il exitera pourtant encore des donatistes jusqu'à l'invasion arabe au VII siècle.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Donatiste
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Message par Rene » mar. févr. 06, 2007 7:27 pm

Le Pélagianisme

Saint -Augustin se trouva bientôt devant une autre hérésie d'autant plus captieuse qu'elle se présentait comme une réaction ascétique contre l'épicuréisme ambiant.

Moine breton
austère et peu mesuré, directeur de conscience rigide , Pélage n'admettait pas qu'on s' excusât de ses fautes en prétextant la fragilité humaine, ni qu'on y cherchât remède dans une grâce plus forte que notre mauvaise nature.

Par opposition il créa un système qui, donnant un pouvoir illimité à la volonté et restreignant l'action divine à une pure intervention extérieure, laissant l'homme à ses seules forces.

Pour lui, comme plus tard pour Rousseau, l' homme naît bon, en pleine vigueur de volonté ; selon l'image même employée par les Pélagiens, la liberté est une balance bien équilibrée dont les plateaux ne peuvent être influencés que par la volonté ; naturellement impeccable, l' homme peut et doit ne jamais tomber.


Mais la nature humaine n'a t'elle donc pas subi les atteintes du péché originel ?

Non pas. Car, d'après Pélage, la faute d'Adam fut personnelle comme toutes les autres.

D'autre part, l'aide divine cessait d'être utile à une autre nature humaine si bien équilibrée ; aussi Pélage n'admettait-il que certains secours purement extérieurs ; grâces d'instructions et d'exemples procurées par l'Ancien Testament et surtout par Jésus, grâces qui n'agissent sur nous qu' à titre de lumières éclairant du dehors ; le Christ était venu nous offrir un beau modèle, rien de plus.

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Message par Rene » lun. mars 24, 2008 9:29 pm

L'Église vit dans le pélagianisme, un système froid et orgueilleux, stoicisme à peine teinté de christianisme ou la rédemption n'a plus de sens ni d'utilité, puisque le Verbe incarné ne nous rachète pas, ne nous vivifie pas.

Contre ce naturalisme, tout l'être d' Augustin devait se révolter, lui dont l'âme était humble, chez qui le sentiment de la corruption humaine et de la reconnaissance de ce que la grâce avait fait pour son salut était si profond (Tixeront)

Pélage et Célestius
après avoir répandu secrètement à Rome leur doctrine, s'étaient enfuis en Afrique, après la prise de la ville par Alarie.

Célestius prêcha sa doctrine à Carthage; mais le diacre Paulin, le futur biographe de saint Ambroise, l'accusa et porta à Aurelius de Carthage six propositions qui furent condamnées au concile provincial de 411.

En même temps, Augustin publiat coup sur coup, en réponse à des consultations, le De peccatorum mertis et remissione, le De spiritu et littera, le De natura et gratia (413)

Pélage vint s'établir à Jérusalem, il y rencontra l'opposition de saint Jérôme.

Si la grâce n'existe pas, ripostait-il à Pélage, à quoi bon prier et jeûner ; à quoi bon prendre de la peine pour obtenir ce que ma volonté me donnera, si d'autre part le péché originel n'existe pas, pourquoi l'Église baptise-t'elle les petits enfants (in remissionem peccatorum)?

Chez eux, il ne peut s'agir d'un péché de volonté, il faut donc qu'il s'agisse d'un péché de nature.

Pélage était cependant parvenu à capter la confiance de Jean de Jérusalem; un concile réuni chez celui-ci mit en présence Pélage et Paul Orose, envoyé par saint Augustin; mais l'évêque refusa de condamner son protégé sous prétexte que, les parties en cause étant de pays latin, le procès devait être déféré à Rome (415)

Même attitude équivoque de la part d'un concile palestinien tenu à Diospolis (Lydda).

Il se trouvait des Orientaux pour favoriser le pélagianisme, entre autres Théodore de Mopsueste, l'ancêtre du Nestorianisme.

Sous le couvert de ces protections, il tentait à se grouper en Palestine comme jadis le donatisme en Afrique; déjà il avait ses bandes et ses pillards.


http://www.abbaye-saint-benoit.ch/saints/augustin/

http://www.abbaye-saint-benoit.ch/saint ... 3/l175.htm
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Message par Rene » lun. mars 24, 2008 9:31 pm

Les Africains tinrent en 416, deux conciles anti-pélagiens, l'un à Carthage, l'autre à Milève.

Avec l'approbation de saint Augustin, des lettres synodales furent envoyées à Rome en vue d'obtenir la condamnation de Pélage ; elles soulignaient les deux points principaux de l'hérésie :

1- L'inutilité de la grâce

2- L'inefficacité du baptême

Le pape Innocent approuva et excommunia Pélage et Célestius.

En vain, esseyèrent-ils de circonvenir Zozime, successeur d'Innocent, en lui soumettant une rétractation et une profession de foi.


L'église d'Afrique afin de prouver la culpabilité des hérétiques revint à la charge en deux nouveaux conciles:

Le premier s'occupant des personnes décréta insuffisante la rétractation de Célestius et somma les hérétiques de se prononcer catégoriquement sur la nécessité de la grâce.

Le second, présidé par Augustin, trancha la question dogmatique en condamnant dans neuf articles précis l'erreur pélagienne.


Le pape Zozime tint alors un concile romain ou Cécillius et Pélage furent frappés par contumace et ou fut rédigée une longue epistola tractoria, envoyée bientôt à toutes les Églises d'Occident et d'Orient.



LE SEMI-PÉLAGIANISME



St-Augustin à maintes reprises réfuta le pélagianisme.

Sa réplique se formulait ainsi:'' C'est Dieu qui nous sauve, non seulement, il envoie à son gré les illuminations et les attraits qui inspirent à la volonté ses déterminations de l'ordre naturel ou surnaturel, il sait la réponse que fera très librement la volonté à chacune d'elles.

Augustin
affirmait le bon plaisir de Dieu qui prédestine l'un par miséricorde et qui abandonne l'autre par justice, tous deux ayant, d'ailleurs, ce qu'il faut pour se sauver (grâce efficace et grâce suffisante)

L'hérésie des semi-pélagiens naquit d'un scandale occasionné par une compréhension erronée de cette conception de la grâce; ils crurent, en effet, que saint-Augustin affirmait en Dieu une prédestination fatale des réprouvés au péché et à l'enfer, aussi bien qu'une prédestination fatale des élus au mérite et à la gloire, en sorte que Dieu enchaîne les uns au bien et les autres au mal; plus de liberté, plus de grâce suffisante, et d'autre part, plus de volonté divine d'un salut universel; rien que la prédestination fatale, le prédestinatianisme.


Par réaction, les semi-pélagiens instituèrent un royaume de Dieu qui serait une république de pure justice sans aucun privilège, d'égalité spirituelle complète.

La grâce suffisante, qui est pour tous devient, efficace uniquement selon l'emploi qu'en fait la créature et selon les mérites qu'elle acquiert.

Les semi-pélagiens décrétèrent:

1-Qu'il n'y a pas de de prédestination des élus, ni de don de persévérance finale assurant le salut.

2-Qu'il n'y a pas de grâces spéciales et personnelles qui assurent le consentement de certaines âmes, à moins qu'elles ne soient le fruit d'une bonne volonté antérieure.

3- Il n'y a qu'une grâce générale et commune à tous; bien plus, avant de nous parvenir cette grâce est méritée par le bon usage de notre liberté, et elle ne devient efficace que par le bon usage que nous faisons de cette même liberté.

Les semi-pélagiens ne disaient pas, comme les Pélagiens, que nous nous sauvions nous-mêmes sans la grâce, mais ils affirmaient pourtant que nous la rendions efficace.

Dans la treizième de ses conférences, l'abbé Jean Cassien de saint Victor de Marseille, attribuait l'initiative du bien à la volonté humaine, la grâce divine ne venant y ajouter qu'ensuite un incrementum.

Fauste, le futur évêque de Riez, alors abbé de Lérins, dans son De gratia libri duo, et Vincent de Lérins, dans son De Comminotorium, allaient prendre parti contre Augustin.

Saint Hilaire d'Arles et saint Prosper d'Aquitaine dévoilèrent l'erreur à l'évêque d'Hipppône, qui écrivit aussitôt pour la réfuter son De praedestinatione sanctorum et son De dono perseveranntiae (428-429)

Après la mort d'Augustin, survenue en 430, Prosper le remplaça comme champion de l'orthodoxie, et écrivit le De gratia Dei et libero arbitrio.

Il partit pour Rome avec saint Hilaire d'Arles et obtint du pape Célestin I une lettre qui, mettant la doctrine d'Augustin au-dessus de tout soupçon, imposait silence au parti semi-pélagien.
Mais celui-ci continua la lutte que le concile d'Arles (475) ne pourra apaiser.

La discussion se prolongera entre l'Africain Fulgence de Ruspe, surnommé l'Augustinus abbreviatus, et Fauste de Riez.

Le dernier coup ne sera porté à l'erreur qu'au début du VI siècle.

Saint Césaire d'Arles en appelllera alors à Félix IV, qui lui enverra une série de capitula condamnant le semi-pélagianisme; quinze évêques réunis en synode à Orange pour la consécration d'une basilique les adopteront en les amplifiant; confirmées par Boniface II, les décisions du II concile d'Orange (529) trancheront enfin la controverse.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Hilaire_d%27Arles

http://fr.wikipedia.org/wiki/P%C3%A9lagien

http://www.abbaye-saint-benoit.ch/saint ... c524190951
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Message par Rene » lun. mars 24, 2008 9:32 pm

L'influence de saint Augustin fut loin d'être restreinte aux querelles donatiste et pélagienne.

Il réfuta toutes les autres erreurs de son temps, spécialement le manichéisme.

Il a été en théologie, jusqu'au XIII, le magister intangible.

Cependant, il s'appuyait sur la philosophie platonicienne du beau au lieu de se baser sur la philosophie aristotélicienne du vrai.


LES QUERELLES CHRISTOLOGIQUES (431-451)


1- Le Nestorianisme

Au V siècle, le conflit des écoles orientales se déplace, de trinitaire, il devient christologique.

La christologie alexandrine s'attache surtout à considérer dans le Christ la divinité, elle le définit comme un Dieu incarné; au contraire, la christologie antiochienne envisage la nature humaine du Christ, elle le définit comme un homme Dieu.

Vers la fin du IV siècle, il y avait, à Laodicé de Syrie, un évêque qui, par son père Apollinaire l'Ancien, originaire d'Égypte, se rattachait à l'école d'Alexandrie.

Par opposition à l'école syrienne, qui soulignait la dualité des natures en Jésus-Christ, il insista sur l'unité personnelle de l'Homme-Dieu, il en vint à affirmer l'unité de nature.

Il prétendait que le Verbe divin s'est uni à un simple corps humain, d'après lui, le Christ n'était que la nature divine revêtue de chair.

Ne reconnaissant à l'homme-Dieu qu'une humanité équivoque et incomplète, ce faisant il ne pouvait plus nous racheter par participation à notre nature; la rédemption était compromise.

Le concile d'Alexandrie de 362 condamna de telles doctrines, mais elles conservèrent des partisants.

À l'opposé, Diodore de Tarse, et son disciple Théodore de Mopsueste voulurent si bien affirmer l'intégrité des deux natures qu'ils distinguèrent dans le Sauveur le Fils de Dieu et le Fils de Marie ainsi que deux personnes séparées.

Nestorius patriache de Constantinople s'en fit le défenseur.

L'historien Socrate relata que le prêtre Anatase recommanda de ne pas appeler Marie, mère de Dieu par la raison que Marie n'avait été qu'une créature humaine, et que Dieu ne pouvait naître de l'humain.

Requis d'entrer dans le débat, Nestorius soutint Anatase:'' Marie, dit-il, n'a engendré que l'homme dans lequel le Verbe s'est incarné...Jésus est cependant un Dieu pour moi, car il renferme Dieu. J'adore le vase à raison de son contenu, le vêtement à raison de ce qu'il recouvre...''


http://fr.wikipedia.org/wiki/Nestorius
Modifié en dernier par Rene le mar. janv. 27, 2009 11:14 am, modifié 1 fois.

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Message par Rene » lun. mai 12, 2008 8:44 am

Toute l'erreur tenait du discours de Nestorius '' Marie, dit-il, n'a engendré que l'homme dans lequel le Verbe s'est incarné...Jésus est cependant un Dieu pour moi, car il renferme Dieu. J'adore le vase à raison de son contenu, le vêtement à raison de ce qu'il recouvre...''

Il distinguait dans Jésus l'homme et le Dieu.

Partant du principe philosophique vrai qu'une nature est par le fait même une personne, Nestorius concluait à deux personnes natures: la personne nature divine et la personne nature humaine.

Toute nature complète, disait-il, n'a pas besoin d'une autre nature pour vivre.

L'humanité est complète et n'a pas besoin de l'union de la divinité pour être homme.

Nestorius admettait cependant une union entre les deux natures, mais purement morale. ''Les deux natures sont séparées dans l'essence, déclarait-il, mais sont unis dans l'amour.''

Le nestorianisme niait la maternité divine de Marie:''S'il y a dans le Christ deux personnes distinctes, on ne peut attribuer à Marie que la maternité de la personne humaine.''


http://fr.wikipedia.org/wiki/Nestorianisme

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Message par Rene » lun. juin 02, 2008 6:55 am

Dans son homélie pascale de 429, saint Cyrille d'Alexandrie protesta contre le Nestorianisme.

Devant l'obstination de Nestorius, il en appela au pape; assisté d'un concile romain, Célestin 1 condamna, en août 430, la doctrine de Nestorius qui fut sommé de se rétracter.

Cependant Nestorius ne céda pas, il se sentait appuyé par l'empereur Théodose II et aussi par les théologiens antiochiens, André de Samosate et Théodoret de Cyr.

Cyrille comme Nestorius demandaient la réunion d'un concile qui trancherait le débat.

L'empereur Théodose II le convaqua à Ephèse, le 7 juin 431; le pape y dépécha deux légats.

Saint Cyrille esseya en vain de gagner Nestorius, mais celui-ci répondit:'' Jamais, je ne consentirai a reconnaître pour Dieu un enfant.

Nestorius se refusa à comparaître.

L' évêque Jean d'Antioche et son groupe tardant à arriver, Saint Cyrille passa outre, à son instigation, le concile anathématisa Nestorius et condamna sa doctrine.

Cependant Jean d'Antioche arriva à Ephèse avec 43 évêques orientaux, il réunit un contre synode et déposa saint Cyrille.

Fort de l'appui des légats, le vrai concile n'en continua pas moins ses séances et condamna l'hérésie pélagienne en s'appuyant sur le Tractoria du pape Zozime.

L'empereur hésitait à se prononcer, il fit d'abord emprisonner Cyrille et Nestorius; après avoir entendu les deux parties, il relégua Nestorius à Antioche.

Désireux de rétablir la paix avec les Antiochiens, saint Cyrille donna des explications si nettes qu'elles le dégageaient de tout soupçon d'appolinarisme; une entente put se conclure entre lui et Jean d'Antioche ; l'édit d'union de 433.

Cet édit affirmait qu'il y a dans le Christ union de deux natures en un seul Seigneur et que la Vierge est mère de Dieu.

L'empereur et Jean d'Antioche pourchassèrent le nestorianisme qui fut facilement vaincu; on le retrouva par contre en Perse et eut pour chef Barsumas de Nisibe, puis Babai qui établit une église nestorienne autonome.

Le Nestorianisme n'infesta plus jamais l'Empire..

http://fr.wikipedia.org/wiki/Zosime_%28pape%29

Rene
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Histoire de l'église Catholique

Message par Rene » mar. janv. 27, 2009 11:29 am

LES QUERELLES CHRISTOLOGIQUES (431-451)

2- Le Monophysisme

Cyrille mourut en 444 et fut remplacé par Dioscore, qui affirma la prééminence d'Alexandrie sur Constantinople et Antioche.

Il accabla de vexations les anciens amis de Nestorius, comme Théodoret de Cyr et Ibas d'Edesse ; il put rallier à lui une clientèle nombreuse.

Les zelanti n'avaient jamais admis que la conversion des défenseurs de Nestorius eût été sincère ; Cyrille disparu, ils affectèrent de ne voir dans les actes d'Éphèse et dans l'édit d'union qu'une transaction dangereuse.

Par réaction, ils soulignèrent si fort l'unité personnelle qu'ils aboutirent à l'unité naturelle; c'était le monophysisme.

Une première théorie consistait dans l'absortion de l'humanité par la divinité.

Une seconde théorie obtenait l'unité de nature par l'absortion de la divinité dans l'humanité en sorte que le Verbe cessait réellement d'être Dieu pour devenir homme.

Ainsi l'eau courante ou congelées reste de l'eau.

Restait à parvenir au monophysisme, non en suprimant l'une ou l'autre des natures, mais en les mélangeant pour aboutir à un tertium quid, nature unique nouvelle qui n'est ni l'humanité, ni la divinité, ainsi l'oxygène et l'hydrogène combinés donnent-ils de l'eau.


http://fr.wikipedia.org/wiki/Monophysisme

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