Mon dilemme : Sterilite ou excommunication

L'Eglise institution - l'Eglise universelle. L'Église est dirigée par le Pape, sous la supervision d'archevêques, d'évêques et d'un clergé qui fonctionne selon une forme de gouvernement épiscopal. [Papauté/Infallibilité pontificale/Vatican]
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L'histoire diplomatique du Vatican commença au IVe siècle, mais les frontières de la puissance de la papauté ont évolué au fil du temps et des siècles. Les papes, dans leurs prérogatives de pouvoir temporel, ont dirigé une grande partie de la péninsule italienne, Rome comprise, durant un millénaire.
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LumendeLumine


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Ecrit le 07 sept. 2005 09:50

Message par LumendeLumine

Salut,

Comme mes connaissances en la matière sont assez embryonnaires [sic], j'ai écrit à un ami qui n'a pas tardé à me donner la réponse que je cherchais. Voici ce qu'il m'a écrit:

- Elle n'a pas à précipiter la mort de son bébé ni à l'aide de la méthotrexate, ni par salpingostomie, qui dans les deux cas constituent des avortements "directs" et gravement contraire à la charité et à la volonté aimante de Dieu.

- Dans son cas, la salpingectomie non plus n'est pas une solution, car cette opération, à moins que je me trompe, provoquerait directement la mort du bébé. La salpingectomie est permise dans l'Église dans la mesure ou elle ne cause pas la mort directe du bébé d'une grossesse ectopique de ce type, par exemple, si elle avait le cancer d'un ovaire ce serait correct d'ôter la trompe au complet si besoin.

- Lorsque la vie de la maman sera en danger à cause de la rupture de sa trompe de Fallope, les médecins auront comme devoir d'essayer dans la mesure du possible de sauver ET la mère ET le bébé. Puisque le bébé sera probablement encore trop jeune pour être sauvé selon les moyens techniques d'aujourd'hui, la mort du bébé ne sera pas considérée comme un avortement, car il s'agira alors de la conséquence d'une opération nécessaire pour sauver la vie de la maman, mais qui ne visait pas la mise à mort du bébé. La mort du bébé sera alors considérée comme accidentelle (au sens philosophique du terme et non au sens populaire, tout comme la couleur rouge est un accident pour telle voiture).


J'espère bien que ceci saura répondre à ton dilemme.

Pie XII - Vie de la mère, vie de l'enfant - 1 sur 3
Pie XII - Vie de la mère, vie de l'enfant - 2 sur 3
Pie XII - Vie de la mère, vie de l'enfant - 3 sur 3

Si la résolution de votre écran rend mal les proportions de ces textes, il est préférable de simplement les sauvegarder pour les ouvrir à partir de votre ordinateur, qui fera le réajustement nécessaire (du moins sous Windows XP).
Modifié en dernier par LumendeLumine le 07 sept. 2005 10:09, modifié 1 fois.

Clotilde


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Ecrit le 07 sept. 2005 10:08

Message par Clotilde

Valerie a écrit :Tu pense que je ne prie pas Clotilde?


je n'ai pas dit cela Valérie, et je m'excuse si mon message t'a blessée dans ce sens. Je vois bien que tu es tiraillée car tu voudrais poser un acte qui soit en accord avec ta foi mais aussi avec ton désir d'enfant.

Ce que je voudrais t'encourager à faire c'est de solliciter l'aide et la prière d'autres autour de toi. La prière est puissante, et le nom de Jésus également. (Ce que vous demandez en mon Nom, dit-il, croyez que vous l'avez déjà obtenu...et autres versets dans le même sens)

Je te proposais par exemple de contacter "Mère de Miséricorde", je vais faire une recherche et t'envoyer leur email par MP.
Aramis t'a aussi donné une adresse où tu pourras avoir de l'aide et un soutien spirituel.

Les probabilités que le feotus se détache sont infimes? C'est quasiment inpossible? Oui, mais justement tu crois en un Dieu de l'impossible, Il en a à plusieurs reprises fait la démonstration, et entre autre en prenant chair de notre chair. Le plus difficile pour nous c'est d'y croire, mais si on y croit alors il peut faire des merveilles pour et en nous, mais sans notre "oui", il ne peut rien car il respect infiniment notre liberté.


Je continue de prier pour toi et j'invite tous les catholiques et tous ceux qui croient en l'impossible de Dieu à faire de même.

Clotilde

Valerie

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Ecrit le 08 sept. 2005 00:24

Message par Valerie

LumendeLumine a écrit :Salut,

Comme mes connaissances en la matière sont assez embryonnaires [sic], j'ai écrit à un ami qui n'a pas tardé à me donner la réponse que je cherchais. Voici ce qu'il m'a écrit:

- Elle n'a pas à précipiter la mort de son bébé ni à l'aide de la méthotrexate, ni par salpingostomie, qui dans les deux cas constituent des avortements "directs" et gravement contraire à la charité et à la volonté aimante de Dieu.

- Dans son cas, la salpingectomie non plus n'est pas une solution, car cette opération, à moins que je me trompe, provoquerait directement la mort du bébé. La salpingectomie est permise dans l'Église dans la mesure ou elle ne cause pas la mort directe du bébé d'une grossesse ectopique de ce type, par exemple, si elle avait le cancer d'un ovaire ce serait correct d'ôter la trompe au complet si besoin.

- Lorsque la vie de la maman sera en danger à cause de la rupture de sa trompe de Fallope, les médecins auront comme devoir d'essayer dans la mesure du possible de sauver ET la mère ET le bébé. Puisque le bébé sera probablement encore trop jeune pour être sauvé selon les moyens techniques d'aujourd'hui, la mort du bébé ne sera pas considérée comme un avortement, car il s'agira alors de la conséquence d'une opération nécessaire pour sauver la vie de la maman, mais qui ne visait pas la mise à mort du bébé. La mort du bébé sera alors considérée comme accidentelle (au sens philosophique du terme et non au sens populaire, tout comme la couleur rouge est un accident pour telle voiture).


J'espère bien que ceci saura répondre à ton dilemme.

Pie XII - Vie de la mère, vie de l'enfant - 1 sur 3
Pie XII - Vie de la mère, vie de l'enfant - 2 sur 3
Pie XII - Vie de la mère, vie de l'enfant - 3 sur 3

Si la résolution de votre écran rend mal les proportions de ces textes, il est préférable de simplement les sauvegarder pour les ouvrir à partir de votre ordinateur, qui fera le réajustement nécessaire (du moins sous Windows XP).

Mon cher Lumendelumine,
Merci pour les renseignements que j'ai lu avec attention ainsi que cette lettre pastorale du pape Pie XII.
J'ai bien peur que vous ne soyez l'un et l'autre dans l'erreur.
Le pape parle d'un choix entre mere et enfant ou le sacrifice de la mere a permis la naissance d'une petite fille qui s'est consacre a Dieu en devenant none.
Dans mon cas, quelque soit la solution choisie, le featus est condamne et un sacrifice de ma part ne servira a rien. La decision ne consiste plus a sauver le featus, mais a sauver mes possibilites d'etre mere.
Je n'ai plus qu'un ovaire.
Ce que ton ami propose c'est que j'attende sur un lit d'hopital avec pour limiter les risques d'hemoragie, une equipe chirurgicale en stand by 24 heures sur 24, que la nature fasse son travail et provoque l'eclatement de la trompe.
Le pire c'est que cet eclatement ne sera pas detecte directement, mais a cause d'effets secondaires comme une infection ou un chute de tension due a l'hemoragie, plusieures heures apres l'incident.
L'eclatement est progressif et non brusque. Il a le temps de faire pas mal de degats avant que quoique ce soit ne soit visible.
Et alors ce sera une course contre la montre.
Au fond ca equivaut a passer la responsabilite en dehors de main humaines. Comme c'est Dieu le responsable, ce n'est plus un avortement.
Une de mes amies, juive, a raconte ca a son rabin.Il a eclate de rire en disant "Et c'est nous qu'on appelle pharisiens?".
Je sais que mon mari est en train de negocier avec son bureau. Je pense qu'il a pris sa decision et nous irons rejoindre la nuee de ceux qui ont decide de desobeir, les divorces remaries, les utilisateurs de contraceptifs, ceux qui vivent en concubinage et bien entendu, ceux qui ont eu recours a l'avortement. Ce n'est pas nous qui quittons l'Eglise, c'est elle qui nous laisse tomber dans un moment de grande difficulte faisant passer un doctrine implacable et suivie aveuglement avant toute consideration humanitaire.
Si Dieu est amour, il nous pardonnera, mais j'ai un gout de fiel dans la bouche.
Bien a toi
Valerie

ahasverus


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Ecrit le 08 sept. 2005 01:18

Message par ahasverus

C'est ce genre de probleme qui demontre l'aveuglement de certains theoriciens du Vatican. Aveuglement au bord de l'hypocrisie.
Les pharisiens comme dit si bien ce rabin.
Il ne s'agit plus de "la charité et à la volonté aimante de Dieu" mais l'obeissance insensible a une doctrine qui ne souffre aucunes exceptions.
Le message de Pie XII dit "Regardez cette mere courage qui par son sacrifice a donne naissance a une none" ce qui indirectement nous dit "Une none a plus de valeur que sa mere". Bravo Pie XII de mettre les pieds dans le plat.
Si Pie XII avait eu un peu de courage il aurait fait de cette mere courage, une mere de famille nombreuse avec un pere incapable de s'occuper des enfants a cause de son devoir de faire bouillir la marmite.
Au lieu d'une mere qui s'eteint en paix, il aurait parle de celles qui meurent dans des douleurs atroces parce que l'enfant est bloque dans un bassin trop etroit et dont le corps doit etre charcute pour sauver l'enfant a tout prix. Enfant qui suite a un passage trop long et manque d'oxygene vient au monde handicape.
J’ai une amie infirmiere qui aassiste a une boucherie pareille. Ca lui a pris des mois de soins psychiatriques pour arreter les cauchemards. Une fois la mort de la mere declaree elle n’etait plus qu’un sac de viande qui a ete ouvert de force, le bassin a du etre coupe a la scie et ecarte avec l’equivalent d’un cric de voiture pour liberer l’enfant. Une course de vitesse ou le sang pissait de partout. Ah oui, l’aumonier de l’hopital qui etait la pour donner les sacrements a la mere et baptiser l’enfant des que possible, est sorti pour aller vomir. L’enfant n’a pas survecu.
Puisque le bébé sera probablement encore trop jeune pour être sauvé selon les moyens techniques d'aujourd'hui, la mort du bébé ne sera pas considérée comme un avortement

Pas "probablement", mais "certainement".
Un enfant n'est pas viable avant 24 semaines a condition de disposer d'un equipement hi tech et d'une equipe neo natale de toute premiere classe.
Mais une trompe n'a pas l'elasticite de l'uterus. C'est pas fait pour ca. A 24 semaines, la taille du featus a depuis longtemps depasse les limites de la trompe et celle ci aura eclate depuis longtemps.
Pensons a un abces a l'estomac. S'il eclate il peut causer la mort suite a des complications. Des qu'il a ete detecte et qu'on a la certitude que les medicaments sont incapable de le resorber, il faut operer pour l'enlever et proteger l'estomac.
L'equivalent doctrinaire de l'Eglise c'est de laisser l'abces eclater et de croiser les doigts en souhaitant que les degats soient limites.
Dans le cas de notre amie c'est de double whami: non seulement on lui dit de courir un risque pour rien, mais en plus on lui refuse tous les droits d'avoir un enfant apres ca.
Et apres ca on s'etonne que les eglises se vident
Le sage cherche la verite, le sot l'a trouvee
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nuage

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Ecrit le 08 sept. 2005 01:48

Message par nuage

Oh, et puis toute cette histoire me fais penser à une loi: " tu ne tuera point"...c'est ce que nous allons tous faire en laissant valérie risquer sa vie :cry:
Il est beau l'esprit chrétien là!
Je n'en ai après personne, mais pour une fois on devrait laisser ce couple décider avec leur âme et conscience ce qui est le mieux pour eux! Dieu est avec eux, Il saura mieux les guider que nous tous rassemblés!
> Jésus, de retour sur terre, s'étonnerait qu'on le commente tant et qu'on essaie si peu de l'imiter.
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LumendeLumine


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Ecrit le 08 sept. 2005 14:19

Message par LumendeLumine

"Tu ne tueras point" s'applique à toutes les personnes humaines, qu'elles soient au début de leur vie ou en plein milieu. C'est pourquoi on ne peut volontairement provoquer la mort d'un être humain. Le devoir du médecin est d'essayer de sauver la vie de la mère et de l'enfant. On ne peut davantage négliger l'enfant parce qu'il est au début de sa vie. Une vie humaine est une vie humaine. On sent très peu de considérations pour "le foetus" dans vos propos depuis le début de cette conversations.

Tupac

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Ecrit le 08 sept. 2005 14:38

Message par Tupac

je suis desolé mais le fait que tu demandes ici un conseil concernant une solution a ton probleme gene un peu.

En effet cest seulement toi qui sait, pourquoi demander a des inconnus une decision qui va etre lune des plus importrantes de ta vie ?

Tu crois en Dieu ou a l'Eglise ? Si un pretre te dit de te tuer tu vas le suivre ???? Fais toi ta propre opinion, le pretre nest pas Dieu et ce quil ta dit est horrible.

Bonne chance

proserpina


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Ecrit le 08 sept. 2005 15:04

Message par proserpina

LumendeLumine a écrit :" On sent très peu de considérations pour "le foetus" dans vos propos depuis le début de cette conversations.


D'une part parce que ce n'est pas encore un foetus :lol: c'est un embryon et mesure quelques millimetres, c'est à peine plus qu'un oeuf fecondé.

Ensuite:

Considération dans le dictionnaire Hachette

1)Examen attentif
2) observation, reflexion sur un sujet quelquonque
3) raison qui pousse quelqu'u à adopter telle oponion, telle ligne de conduite
4)Respect, déférence que l'on éprouve pour quelqu'un



Il me semble que d'après les trois premiers sens nous avons au contraire beaucoup consideré cette embryon

Si tu veux parler de respect et de déference: parce que cela ne change strictement rien au problème

Il n'est pas viable, il est perdu de toute façon, il ne s'agit aucunement de le sauver même avec le plus grand respect pour lui , cela n'est pas possible..

L'alternative est de

- laisser prendre les quelques millimetres suplementaires qui le feront mourir tout en risquant la vie de sa mère, et en la rendant stérile..et donc en condammant par avance toute conception de futurs enfants...

-anticiper sa mort certaine en preservant la santé de sa mère et la conception eventuelle d'autres bébés.


Que vient donc faire la considération ici? :shock:
Modifié en dernier par proserpina le 08 sept. 2005 15:57, modifié 1 fois.

Sarah

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Mon dilem stérilité ou

Ecrit le 08 sept. 2005 15:55

Message par Sarah

Je suis d'accord avec toi Proserpina, j'ai voulu répondre mais j'ai un mariage , un buffet pour 200 personnes ce qui demande beaucoup de travail.

A bientôt,
Sarah
J'habiterai et je marcherai au milieu d'eux;
Je serai leur Dieu, et il seront mon peuple Juif

http://www.bethyeshoua.be/html/mainmenu.htm

ahasverus


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Ecrit le 08 sept. 2005 22:35

Message par ahasverus

LumendeLumine a écrit :"Tu ne tueras point" s'applique à toutes les personnes humaines, qu'elles soient au début de leur vie ou en plein milieu. C'est pourquoi on ne peut volontairement provoquer la mort d'un être humain. Le devoir du médecin est d'essayer de sauver la vie de la mère et de l'enfant. On ne peut davantage négliger l'enfant parce qu'il est au début de sa vie. Une vie humaine est une vie humaine. On sent très peu de considérations pour "le foetus" dans vos propos depuis le début de cette conversations.

Alors qu'est ce que tu suggeres pour donner plus de considerations?
J'ai l'impression, Lumen, que ton attachement a la doctrine Vaticane t'a enleve tout capacite de reflechir. Tu fais un fixation sur le featus parce que le Vatican clamme haut et fort Pas d'avortmennt. Le fait que, quoiqu'on fasse, le featus n'es pas viable et est condamne t'a completement echappe.
La decision concerne uniquement l'integrite de la mere. L'integrite du featus ne devrait pas entrer en ligne de compte puisque d'une maniere comme d'une autre son sort est scelle. Sauver l'integrite de la mere ne fera que precipiter une issue innevitable.

Ca donne une idee du type de raisonement de certains quand ca touche le vatican. Je suis sur que certains seraient capable de justifier Torquemada et les buchers plutot que de reconnaitre le moindre tort a l'Eglise romaine.
Etre catholique ne veut pas dire faire abstraction d'esprit critique.
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nuage

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Ecrit le 09 sept. 2005 02:07

Message par nuage

LumendeLumine a écrit :"Tu ne tueras point" s'applique à toutes les personnes humaines, qu'elles soient au début de leur vie ou en plein milieu. C'est pourquoi on ne peut volontairement provoquer la mort d'un être humain. Le devoir du médecin est d'essayer de sauver la vie de la mère et de l'enfant. On ne peut davantage négliger l'enfant parce qu'il est au début de sa vie. Une vie humaine est une vie humaine. On sent très peu de considérations pour "le foetus" dans vos propos depuis le début de cette conversations.


Je ne veus pas de polémique :( la vie humaine est trop importante pour moi. Le fait est que ce petit bout de choux ne verra pas le jour quelque soit la solution...alors je pense à valérie. Je suis une femme, je comprend parfaitement ce qu'elle ressent et ce n'est absolument pas simple, tu peus me croire! Faire un choix de cette nature demande beaucoup de réflexion.
Je t'embrasse très fort valérie.
Ecoute Dieu, Lui seul te guidera, toi et ton mari.

Bisous LumendeLumine :wink:
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Ecrit le 12 sept. 2005 14:04

Message par LumendeLumine

Salut,

J'ai pris le temps de songer à ce problème car il semble nous placer dans une situation où nous avons à faire le mal d'une manière ou d'une autre.

Or l'exigence chrétienne dépasse encore cela. J'ai résumé les arguments présentés pour les proposer à mon ami qui vient de me répondre. Voici le texte:

LdL: Or voici: Il est inutile d'espérer pouvoir sauver l'enfant: il est condamné à mourir, soit maintenant soit dans 3 semaines. La seule différence c'est que dans trois semaines on doit opérer d'urgence plutôt que préventivement. Dans trois semaines la mère encourra des risques graves d'hémorraghie interne. Je ne crois pas que le sens moral nous oblige à attendre étant donné que nous savons devoir avorter tôt où tard. En avortant maintenant, c'est tout de même indirectement que nous attentons à la vie de l'enfant, d'un point de vue moral; nous n'attendons tout simplement pas que les dégâts soient irréparables avant de procéder, sachant qu'ils le seront très bientôt si nous n'agissons pas. Et en fait nous ferions un mal plus grand en laissant l'état de la mère et de l'enfant s'aggraver, plutôt que d'y mettre fin maintenant. En d'autres termes, attendre 3 semaines, c'est courir un risque pour rien, ce qui est immoral.

Réponse: Il ne s'agit pas de sauver l'enfant, mais plutôt de ne pas le tuer ! Il y a une différence entre tuer sa grand-mère de 95 ans parce que de toute façon elle est vieille et que sa mort est inéluctable et la laisser mourir naturellement que ce soit de manière douce ou douloureuse. Il est gravement immoral d'ôter la vie. Vous semblez oublier que vous n'avez pas le DROIT d'ôter la vie de cet enfant. Si sa mort est inéluctable, c'est vrai aussi pour vos vies ! Si sa mort (à l'enfant) peut mettre en danger la vie de la mère, eh bien c'est le prix à payer de sa grossesse ectopique, eh oui, il y un risque à enfanter, à porter un enfant. La maman peut perdre la vie, mais au moins jamais elle n'aura causé la mort de son enfant et C'EST CE QU'IL Y A DE PLUS IMPORTANT. Si les deux meurent, alors ils seront unis éternellement par une alliance d'amour. Si la mère cause le décès de son enfant pour sauver sa vie (même si l'enfant est déjà condamné), alors son acte me semble immoral et égoïste.

Si la maman décide de sauver sa vie en arrêtant sa grossesse, en réalité elle cause un meurtre (c'est un avortement). Si elle prend le risque de perdre sa vie, elle ne tue pas son enfant (ce n'est pas un avortement). C'est une différence essentielle. Eh oui, c'est exigeant que d'aimer jusqu'à donner sa vie GRATUITEMENT. La grossesse ectopique lie la maman à son enfant d'une manière présentement insolvable au niveau médical (sauver l'enfant n'est pas médicalement encore réalisable semble-t-il), par conséquence elle aura donné sa vie à vouloir donner la vie. Ils seront unis éternellement dans l'amour et auront réussi leur vie, la maman aura vécu le martyr d'amour. Et c'est l'essence de notre vie chrétienne. Quel est le problème ?

Dans ton argumentation, il y a quelques sophismes que je ne reprendrai pas car ce serait trop long. Par exemple : "Et en fait nous ferions un mal plus grand en laissant l'état de la mère et de l'enfant s'aggraver, plutôt que d'y mettre fin maintenant" C'est faux, car en mettant fin à la vie de l'enfant nous commettons un meurtre. Ce n'est donc pas un mal plus grand que de risquer la vie de la maman. Risquer sa vie pour ne pas commettre un meurtre est un devoir d'amour.

proserpina


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Ecrit le 12 sept. 2005 15:19

Message par proserpina

le copain de LumendeLumine a écrit :Il ne s'agit pas de sauver l'enfant, mais plutôt de ne pas le tuer ! Il y a une différence entre tuer sa grand-mère de 95 ans parce que de toute façon elle est vieille et que sa mort est inéluctable et la laisser mourir naturellement que ce soit de manière douce ou douloureuse. Il est gravement immoral d'ôter la vie. Vous semblez oublier que vous n'avez pas le DROIT d'ôter la vie de cet enfant. Si sa mort est inéluctable, c'est vrai aussi pour vos vies ! Si sa mort (à l'enfant) peut mettre en danger la vie de la mère, eh bien c'est le prix à payer de sa grossesse ectopique, eh oui, il y un risque à enfanter, à porter un enfant. La maman peut perdre la vie, mais au moins jamais elle n'aura causé la mort de son enfant et C'EST CE QU'IL Y A DE PLUS IMPORTANT. Si les deux meurent, alors ils seront unis éternellement par une alliance d'amour. Si la mère cause le décès de son enfant pour sauver sa vie (même si l'enfant est déjà condamné), alors son acte me semble immoral et égoïste.

Si la maman décide de sauver sa vie en arrêtant sa grossesse, en réalité elle cause un meurtre (c'est un avortement). Si elle prend le risque de perdre sa vie, elle ne tue pas son enfant (ce n'est pas un avortement). C'est une différence essentielle. Eh oui, c'est exigeant que d'aimer jusqu'à donner sa vie GRATUITEMENT. La grossesse ectopique lie la maman à son enfant d'une manière présentement insolvable au niveau médical (sauver l'enfant n'est pas médicalement encore réalisable semble-t-il), par conséquence elle aura donné sa vie à vouloir donner la vie. Ils seront unis éternellement dans l'amour et auront réussi leur vie, la maman aura vécu le martyr d'amour. Et c'est l'essence de notre vie chrétienne. Quel est le problème ?

Dans ton argumentation, il y a quelques sophismes que je ne reprendrai pas car ce serait trop long. Par exemple : "Et en fait nous ferions un mal plus grand en laissant l'état de la mère et de l'enfant s'aggraver, plutôt que d'y mettre fin maintenant" C'est faux, car en mettant fin à la vie de l'enfant nous commettons un meurtre. Ce n'est donc pas un mal plus grand que de risquer la vie de la maman. Risquer sa vie pour ne pas commettre un meurtre est un devoir d'amour.[/color][/size][/b]


C'est répugnant, c'est ignoble!

J'essaie autant que je peux de rester modérée mais là ça passe les bornes...

LdeL, répond honnetement SVP.

Tu aimes passionnément ta femme, elle est enceinte. Tu apprends que l'enfant est perdu et que si on ne fais rien, elle risque sa vie..

La laisseras tu se sacrifier à une mort certaine pour rien??

Je garde cette réponse dans mes archives, quant les ktos qui s'opposent aux islamistes clament haut et fort l'humanité de leur religion, je saurais quoi leur montrer :?

Quant le dogme devient criminel, il convient de lutter contre :evil: L'église à encore bien du chemin à faire pour réussir à sortir de l'obsurantisme :evil:

Sarah

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Mon dilem stérilité ou

Ecrit le 12 sept. 2005 16:32

Message par Sarah

Oui, il n'y a pas de mot.

J'ai l'impression d'entendre les tj quand un enfant a besoin de sang et qu'il n'y a pas d'autre possibilité pour le sauver, moi, la mère ( exemple ) je ne peus pas donner mon sang, donc je dois laisser mourir mon enfant.
C'est quoi ça, un crime ou pas?

Ici c'est la mère qui risque gros.

OUI, vraiment, je vais le dire et tant pis ce que l'on pense, cette manière là, c'est se comporter comme une secte.

Il ne s'agit pas de sauver l'enfant, mais plutôt de ne pas le tuer


A quoi ça rime ça.

Il y a une différence entre tuer sa grand-mère de 95 ans parce que de toute façon elle est vieille et que sa mort est inéluctable et la laisser mourir naturellement que ce soit de manière douce ou douloureuse
.

ça n'a rien a voir

Ce n'est donc pas un mal plus grand que de risquer la vie de la maman. Risquer sa vie pour ne pas commettre un meurtre est un devoir d'amour.


Risquer la vie de la maman, on ne peut pas encore dire maman d'ailleur, puisque qu'elle a, plus de chance de ne jamais l'être a cause de vos loi humaines catho.

Donc si je comprend bien si la mère meurt alors qu'on aurais pus la sauver n'est pas un crime?
Et bien pour moi si, c'est un crime et les responsables sont le pape, les évêques ETC...................

Risquer sa vie pour ne pas commettre de meurtre, là, oui, je suis d'accord mais le meurtre de la femme là, c'est quoi?

La grossesse ectopique lie la maman à son enfant d'une manière présentement insolvable au niveau médical (sauver l'enfant n'est pas médicalement encore réalisable semble-t-il), par conséquence elle aura donné sa vie à vouloir donner la vie.


Quel horreur, vous vous rendez compte de ce que vous dite, là, vous vous rendez compte que l'on ne peut pas sauver l'enfant ou plutôt l'embrion ( sauf miracle naturellement )

Cette jeune femme veut donner la vie mais pas en mourrant, elle doit vivre pour donner la vie, voilà la différence.

Vous oubliez aussi que si elle a une chance plus tard de donner la vie, ce sera un nom en plus sur la liste au Vatican, un catholique en plus aller.

A propos comment je dois faire pour me retirer de cette liste, moi?

Sarah










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Ecrit le 13 sept. 2005 01:24

Message par nuage

LumendeLumine a écrit :Salut,

J'ai pris le temps de songer à ce problème car il semble nous placer dans une situation où nous avons à faire le mal d'une manière ou d'une autre.

Or l'exigence chrétienne dépasse encore cela. J'ai résumé les arguments présentés pour les proposer à mon ami qui vient de me répondre. Voici le texte:

LdL: Or voici: Il est inutile d'espérer pouvoir sauver l'enfant: il est condamné à mourir, soit maintenant soit dans 3 semaines. La seule différence c'est que dans trois semaines on doit opérer d'urgence plutôt que préventivement. Dans trois semaines la mère encourra des risques graves d'hémorraghie interne. Je ne crois pas que le sens moral nous oblige à attendre étant donné que nous savons devoir avorter tôt où tard. En avortant maintenant, c'est tout de même indirectement que nous attentons à la vie de l'enfant, d'un point de vue moral; nous n'attendons tout simplement pas que les dégâts soient irréparables avant de procéder, sachant qu'ils le seront très bientôt si nous n'agissons pas. Et en fait nous ferions un mal plus grand en laissant l'état de la mère et de l'enfant s'aggraver, plutôt que d'y mettre fin maintenant. En d'autres termes, attendre 3 semaines, c'est courir un risque pour rien, ce qui est immoral.

Réponse: Il ne s'agit pas de sauver l'enfant, mais plutôt de ne pas le tuer ! Il y a une différence entre tuer sa grand-mère de 95 ans parce que de toute façon elle est vieille et que sa mort est inéluctable et la laisser mourir naturellement que ce soit de manière douce ou douloureuse. Il est gravement immoral d'ôter la vie. Vous semblez oublier que vous n'avez pas le DROIT d'ôter la vie de cet enfant. Si sa mort est inéluctable, c'est vrai aussi pour vos vies ! Si sa mort (à l'enfant) peut mettre en danger la vie de la mère, eh bien c'est le prix à payer de sa grossesse ectopique, eh oui, il y un risque à enfanter, à porter un enfant. La maman peut perdre la vie, mais au moins jamais elle n'aura causé la mort de son enfant et C'EST CE QU'IL Y A DE PLUS IMPORTANT. Si les deux meurent, alors ils seront unis éternellement par une alliance d'amour. Si la mère cause le décès de son enfant pour sauver sa vie (même si l'enfant est déjà condamné), alors son acte me semble immoral et égoïste.

Si la maman décide de sauver sa vie en arrêtant sa grossesse, en réalité elle cause un meurtre (c'est un avortement). Si elle prend le risque de perdre sa vie, elle ne tue pas son enfant (ce n'est pas un avortement). C'est une différence essentielle. Eh oui, c'est exigeant que d'aimer jusqu'à donner sa vie GRATUITEMENT. La grossesse ectopique lie la maman à son enfant d'une manière présentement insolvable au niveau médical (sauver l'enfant n'est pas médicalement encore réalisable semble-t-il), par conséquence elle aura donné sa vie à vouloir donner la vie. Ils seront unis éternellement dans l'amour et auront réussi leur vie, la maman aura vécu le martyr d'amour. Et c'est l'essence de notre vie chrétienne. Quel est le problème ?

Dans ton argumentation, il y a quelques sophismes que je ne reprendrai pas car ce serait trop long. Par exemple : "Et en fait nous ferions un mal plus grand en laissant l'état de la mère et de l'enfant s'aggraver, plutôt que d'y mettre fin maintenant" C'est faux, car en mettant fin à la vie de l'enfant nous commettons un meurtre. Ce n'est donc pas un mal plus grand que de risquer la vie de la maman. Risquer sa vie pour ne pas commettre un meurtre est un devoir d'amour.


:shock: :shock: :shock: :shock:

Tu pense cela aussi??????
Alors là...!!!! J'ai presque honte d'être kto sur ce coup là :oops: :oops:
Je ne suis absolument pas d'accord :x mais alors pas du tout!!
Imagine toi enceinte, dans la même situation que valérie et réfléchie avec ton côté féminin...tu verras les choses autrement, je peus te l'assurer!
Tu as demandé à ton ami et il t'a répondu, mais est ce aussi vraiment ton avis??
N'as tu pas un point de vue qui vient de ton coeur, là, ce truc qui bat en toi...

Bisous valérie, vraiment sincèrement je t'encourage à suivre ton coeur...quelque soit la solution que tu es choisi. Nous sommes présent à vos côtés, vous n'êtes pas seul.
> Jésus, de retour sur terre, s'étonnerait qu'on le commente tant et qu'on essaie si peu de l'imiter.
http://www.arbre-a-palabre.net/

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