Jésus et le vrai sens du sacrifice

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Dans la tradition catholique, la prière d'intercession consiste en une demande en faveur d'un autre. Elle ne connaît pas de frontière et s'étend jusqu'aux ennemis, selon le catéchisme de l'Église catholique.
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foucart
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Jésus et le vrai sens du sacrifice

Message par foucart » ven. mai 01, 2009 7:44 am

Evangile de Jésus-Christ selon saint Jean (Jn 6, 52-59)

52 Les Juifs discutaient entre eux : « Comment cet homme-là peut-il nous donner sa chair à manger ? »
53 Jésus leur dit alors : « Amen, amen, je vous le dis : si vous ne mangez pas la chair du Fils de l'homme, et si vous ne buvez pas son sang, vous n'aurez pas la vie en vous.
54 Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour.
55 En effet, ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson.
56 Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi je demeure en lui.
57 De même que le Père, qui est vivant, m'a envoyé, et que moi je vis par le Père, de même aussi celui qui me mangera vivra par moi.
58 Tel est le pain qui descend du ciel : il n'est pas comme celui que vos pères ont mangé. Eux, ils sont morts ; celui qui mange ce pain vivra éternellement. »
59 Voilà ce que Jésus a dit, dans son enseignement à la synagogue de Capharnaüm.

En tenant ce langage, volontairement cru mais empreint d'une grande solennité (« Amen, amen, je vous le dis : si vous ne mangez pas la chair du Fils de l'homme, et si vous ne buvez pas son sang, vous n'aurez pas la vie en vous."), Jésus s'en prend directement à notre manque de foi. C'est encore plus évident dans l'emploi de ces termes : "celui qui me mangera vivra par moi."

Mais n'y a-t-il pas aussi une évocation des rituels de sacrifices humains pratiqués dans les nations païennes, et l'annonce de leur disparition ? Je songe au dieu Moloch-Baal, au sujet duquel j'ai trouvé ce récit: "Selon Diodore, 500 enfants de la noblesse furent exécutés de la plus atroce des façons. Un immense Baal trônait sur la place centrale de la cité. Il était creux, et l’on entretenait à l’intérieur un immense brasier. Les bras de la statue, articulés, emportaient les enfants, encapuchonnés de noir, dans la gorge béante où ils étaient précipités vivants, sous les yeux d’une foule que Diodore de Sicile décrit ivre de joie démente et de folie meurtrière."

La foi chrétienne a absorbé la notion de sacrifice. Ou devrais-je dire: la Croix donne le sens véritable du sacrifice, comme le don intégral de soi dans l'Amour. Il n'y a que l'Amour qui permette même de petits sacrifices de l'Ego, le "moi" demeurant toujours en nous comme un animal aux griffes pointues qui ne demande qu'à mordre et à consommer et qui ne sait que réclamer toujours son droit et se plaindre à la face de la terre. (Je me souviens ici de la fameuse peinture : le Christ de saint Jean de la Croix de Salvador Dali, dont je n'ai pas trouvé un commentaire mais qui m'est toujours apparue comme le signe d'un renversement complets des valeurs terrestres.)
Dieu n'a qu'un front : Lumière
Et n'a qu'un nom : Amour !

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